|
« Un film qui mêle rires et émotions » : Gérard Jugnot a présenté son prochain film au Cinéville de Trégueux... |
1
Gérard Jugnot était, vendredi 30 janvier 2026, au Cinéland de Trégueux (Côtes-d’Armor). © Ouest-France
Le treizième film de Gérard Jugnot, « Mauvaise pioche », sort sur les écrans le 1er avril 2026. Vendredi 30 janvier, l’acteur et réalisateur était au Cinéland de Trégueux (Côtes-d’Armor), afin de le présenter, en avant-première. Nous l’avons rencontré pour un entretien sincère, simple et naturel.
Le dernier film de Gérard Jugnot, son 13e, « Mauvaise pioche » fait référence à l’affaire Dupont de Ligonnès et à l’arrestation de Guy Joao, confondu avec le meurtrier présumé en fuite. Vendredi 30 janvier 2026, nous avons rencontré avec le réalisateur-acteur au Cinéville (ancien Cinéland) de Trégueux (Côtes-d’Armor).
Ce fait divers vous a inspiré ?
Il m’a vraiment stupéfié et interpellé. Ce pauvre homme que l’on a pris pour lui, alors qu’il ne lui ressemble pas et puis, cet affolement médiatico-policier ahurissant. Mais avec mes scénaristes, nous nous sommes volontairement éloignés de la réalité pour rester dans la comédie. C’est mon credo la comédie. Je dis souvent que mes films ressemblent à des tablettes de chocolat aux noisettes, les éclats de noisettes adoucissent l’amertume du chocolat noir. On ne voulait pas traiter la seule méprise du départ, il nous fallait traiter aussi les conséquences, le syndrome de la rumeur et de l’accusation et surtout, construire une vraie comédie avec des rebondissements et des personnages pittoresques.
Vous jouez ce personnage de Serge Martin ?
J’ai eu envie de camper ce monsieur ordinaire au nom ordinaire pris dans une histoire invraisemblable.
Votre film réunit une galerie d’acteurs impressionnante.
Sur mon plateau, je recevais des amis, des comédiens que j’adore. Tourner avec eux a été le paradis. Ce fut un tournage très serein et joyeux, que j’ai souhaité conclure d’une façon dès plus joyeuses avec tous les comédiens.
Dans ce film vous n’épargnez pas les médias ?
L’emballement médiatique autour de cet homme a été hallucinant. C’est le portait d’une télévision en continu qui doit montrer et raconter des choses, quitte à dire n’importe quoi. Je ne fais pas de procès de cette télévision. C’est juste ma vision acidulée sur ce monde et cela donne des personnages parfois un peu noirs.
Et la police avec ce personnage de Philippe Lacheau ?
Là, c’est une petite vengeance. Fifi (Philippe Lacheau, N.D.L.R.) m’a toujours fait jouer des crapules dans ces films. Je lui ai écrit un rôle assez effrayant de flic sans scrupule et lâche. Il y excelle. Petite vengeance aussi avec Thierry Lhermitte et tout ce qu’il m’a fait subir à l’époque du Splendid.
Mauvaise pioche est votre 13e film, vous prenez toujours autant de plaisir ?
Le cinéma, le théâtre, c’est ma vie depuis cinquante ans. La comédie, c’est mon petit grain de sel. Je suis heureux sur un plateau. Je n’ai jamais été aussi peu fatigué en faisant un film car, j’ai pris un réel plaisir à diriger tous ces acteurs. Maintenant, il faut que ce film plaise au public, aux médias. Le public breton est chaleureux et aime les films français.