Depuis le début de l’année, les repair cafés, des rendez-vous bricolage proposés par l’association Les Courts circuits, sont itinérants. Samedi 24 mars, l’équipe a posé ses outils au centre social Paul-Gauguin, où des élèves de 6e du collège Louise-Michel les attendaient.
Deux salles, deux ambiances. Dans la première, Soazig, bénévole, explique aux jeunes comment fabriquer un tawashi, sorte d’éponge fabriqué à partir de tissus de récup. Elle peut servir à enlever la buée des voitures, à nettoyer un miroir, à se débarbouiller le visage… «?On peut même utiliser les grands comme serpillière ou sortie-de-bain?!?» «?Ça évite d’acheter une éponge neuve, réalise Nassyma, 11 ans. Comme ça, on ne gaspille pas.?»
Dans l’autre pièce, le repair café à proprement parler. Reine-Marie est venue voir si sa centrale vapeur peut être sauvée. «?Il faut changer le cordon, explique-t-elle, et je n’ai pas les outils. Si on n’essaye pas, on fout ça à la casse et on rachète. Mais quand on peut réparer, c’est quand même mieux.?»
Philippe, agriculteur à la retraite et bénévole aux Courts circuits, parvient à souder un cordon neuf. Le tour est joué. À la table d’à côté, Arnaud, informaticien et bénévole, essaye de réparer un ordinateur. Sans succès. «?La carte mère est foutue.?» Il parvient quand même à sauver le disque dur. «?Comme ça, on récupère les données et on le transforme en disque dur externe.?»
Un groupe de jeunes garçons arrive, portant un hoverboard, sorte de skate qui avance quand on se penche en avant. «?Aïe?», glissent les bénévoles en les voyant arriver?: ce genre d’objet est truffé d’électronique. Mais déjà, ils se mettent à l’œuvre.
Prochains repair café?: samedi 14 avril à la Maïf, samedi 26 mai au Bar à papa et samedi 16 juin au centre social Croix-Mercier.