Depuis lundi 9 janvier 2017, des artisans sont aux petits soins de la basilique Notre-Dame de Montligeon. « Dans cet édifice qui a un peu plus de cent ans, explique Marguerite-Marie de Goussencourt, chargée de communication du sanctuaire, il y a des choses à remettre d’aplomb. Et un certain nombre de travaux sont assez urgents. Il y a, par exemple, des fuites d’eau à plusieurs endroits, des risques de chute de pierres, des vitraux abîmés. »
Les urgences vont être traitées en trois tranches de travaux. La première a débuté lundi par la restauration des croix au sommet des deux flèches hautes de 60 mètres. « C’était du très très urgent », note Marguerite-Marie de Goussencourt. Les fixations ont été vérifiées, la rouille enlevée, les croix réparées et repeintes. Les artisans ont également remis en état le cheminement du paratonnerre sur la croix nord.
La restauration concerne également deux chapelles où des infiltrations d’eau ont été constatées. Ainsi, les toitures des deux chapelles de Mgr Buguet et Sainte-Anne, vont être refaites à neuf. Des travaux de maçonnerie vont aussi être réalisés sur les balustrades extérieures de la chapelle Sainte-Anne. « Et ses trois vitraux vont être déposés par M. Domin-Fassero, maître verrier à Tourouvre. La rouille les a abîmés, elle a fait gonfler les fixations. »
Les subventions couvrent 27 % des dépenses engagées pour cette première tranche de travaux, qui devrait durer un à deux mois. « Le reste est financé par des dons », ajoute Marguerite-Marie de Goussencourt. La prochaine tranche devrait être lancée en 2017. « Nous attendons le feu vert des Bâtiments de France. » Les 2e et 3e tranches porteront sur les transepts, avec des travaux de toiture, maçonnerie, le nettoyage des statues sur les toits, la restauration des vitraux.
Le sanctuaire a prévu de réaliser neuf tranches de travaux, pour un montant estimé à six millions d’euros. « Sans compter la réfection de la mosaïque qui recouvre le sol de la basilique. » C’est un engagement d’une décennie. « Il nous faut trouver les fonds au fur et à mesure, précise Marguerite-Marie de Goussencourt. Nous avons fait appel à nos fidèles donateurs. Nous avons également signé une convention avec la Fondation du patrimoine de Basse-Normandie qui relaie notre collecte. »
Cette basilique de style néogothique, adossée à la forêt de Réno, compte de très nombreux admirateurs, et pas seulement des croyants. Cependant, l’ampleur de la tâche nécessite de mobiliser très largement. Dans ce but, « le sanctuaire a réalisé une vidéo de trois minutes, visible sur YouTube, poursuit Marguerite-Marie de Goussencourt. Un enfant, accompagné de sa grand-mère, découvre l’édifice et sensibilise à la nécessité de sa restauration. » Les très belles images de ce petit film font le reste.
Fabienne GÉRAULT.