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Alençon. Plus aucun mariage pour les organisateurs de cérémonies... |
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Pascal Barbé, charcutier traiteur à Alençon (Orne), ne tient que grâce aux aides versées par l’État. © Ouest-France
Avec la crise du Covid-19, les loueurs de salles et traiteurs n’organisent plus aucune cérémonie. Sans les cocktails d’entreprises, les réunions de famille ou les mariages, impossible de travailler.
« On n’est pas près de reprendre notre métier », soupire Pascal Barbé, traiteur, installé Grande Rue à Alençon (Orne) depuis plus de quinze ans.
Depuis un an, il perd chaque mois près de 75 % de son chiffre d’affaires habituel et ne survit que grâce aux aides versées par l’État. « Je fais un peu de vente dans ma boutique, reconnaît-il. Mais c’est une vitrine. Ce n’est pas mon activité principale. »
Des mariages reportés en 2021 puis en 2022
Dans son commerce, on peut voir écrit çà et là « vin d’honneur », « anniversaire », « mariage ». Autant de réceptions qui ont presque disparu depuis un an. « Je n’ai fait que deux mariages en 2020, au mois septembre. Et au lieu d’une centaine d’invités, ils étaient environ quarante. C’est pareil pour les autres cérémonies maintenues : ce n’est qu’autour de six personnes. »
Car la plupart des événements pour lesquels le traiteur est sollicité sont annulés ou reportés. « En 2020, mon agenda était complet, se souvient-il. Mais les mariages ont été reportés en 2021. Et là, ils commencent tous à être reportés en 2022. Je n’ose même plus appeler mes clients. Je n’ai plus aucune perspective. Je ne pensais pas subir ça un jour. »
La vaccination comme seul espoir
Pascal Barbé ne compte plus que sur la campagne de vaccination pour un retour à la normale rapide. L’herbe n’est pas plus verte du côté des loueurs de domaines et de salles de réception. Au domaine de la Touche, à Saint-Denis-sur-Sarthon, « c’est une année compliquée », témoigne la propriétaire, Charlotte Thomine-Desmazures.
« Le planning est plein, mais les gens décalent au compte-gouttes. Les mariages prévus en avril et mai sont déjà reportés à la fin de l’été, explique-t-elle. Mais avec la vaccination, l’épidémie devrait s’arrêter. Je reste optimiste et je vois une fin à tout ça ! »
Quelques kilomètres plus loin, au domaine d’Avoise, « tout s’annule depuis un an ! ». La propriétaire, Annie Chaudron ne le cache pas : « sans les aides, je suis à la rue ». Selon elle, certains couples vont même renoncer au mariage car elle estime qu’il n’est plus possible de faire de projet à court terme aujourd’hui.