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Alençon. Quel avenir pour le musée du piano ?... |
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Pierre Tisseyre a rassemblé environ 80 pianos anciens. © archives
Son créateur, Pierre Tisseyre, a rassemblé autour de 80 pianos dont les plus anciens datent de plus de deux siècles. La Ville ne veut plus le soutenir. Il ne peut donc plus louer le local où ils sont exposés et cherche un autre endroit.
Cela pourrait être le deuxième musée de France après celui de Limoux, dans l’Aude. Nulle part en effet une telle collection de pianos existe. Des pianos droits, à queue, niche de chien, à pédaliers… Environ 80 pièces rares que Pierre Tisseyre a dénichées avec patience, un peu partout. « Il y a même un piano-forte daté de la Révolution, avec des genouillères, comme à l’époque de Mozart », raconte le musicien et professeur de piano.
Jusqu’alors, ces « trésors » étaient exposés pour la plupart dans un local qu’il loue depuis deux ans, rue Lemaître à Alençon. La Ville lui avait promis de l’aider à supporter les frais en lui versant une subvention de 3 600 €. « C’était temporairement, en attendant de trouver un lieu plus adéquat. » Mais voilà, la nouvelle municipalité semble se détacher du projet et l’artiste ne perçoit plus d’aide. D’où sa colère et surtout son amertume.
« Ces pianos me survivront, soutient Pierre Tisseyre. Ce n’est pas pour moi mais bien pour Alençon. Le musée pourrait contribuer à une offre touristique. Il n’est pas concevable d’avoir si peu d’intérêt pour des pièces aussi rares, qui contribuent à préserver la culture. Ce projet est traité avec mépris par nos élus alors que j’ai des contacts du monde entier qui le soutient. »
Une expertise a été demandée l’an passé par la Ville. « On ne veut pas m’en donner le résultat. On me dit que les pianos sont hors d’état et qu’il serait trop onéreux de les restaurer, poursuit le passionné. Le but d’un musée n’est pas d’avoir des pièces qui fonctionnent mais bien de conserver celles-ci. » Il est donc à la recherche d’un autre lieu pour entreposer la collection et la mettre en valeur, même en dehors de la ville.
On peut contacter Pierre Tisseyre sur sa page Facebook ou au 06 25 79 55 90.