Accueil Info Info en continu « Ça a changé, ça n’est plus les mêmes personnes » : À Rennes, un an après les violences, le Live club « veut avancer »

« Ça a changé, ça n’est plus les mêmes personnes » : À Rennes, un an après les violences, le Live club « veut avancer »

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photo  depuis le 16 septembre 2025, jean-philippe bétin est directeur général du live club (ex-1988 live club) sur la dalle du colombier à rennes (ille-et-vilaine).  ©  ouest-france 1

Depuis le 16 septembre 2025, Jean-Philippe Bétin est directeur général du Live club (ex-1988 Live club) sur la dalle du Colombier à Rennes (Ille-et-Vilaine). © Ouest-France

Le 8 mars 2025, de violents affrontements ont eu lieu entre des membres du personnel du 1988 Live club et des jeunes fêtards sur la dalle Colombier à Rennes (Ille-et-Vilaine). Un an plus tard, comment l’établissement de nuit, renommé Live club depuis la rentrée, tente de continuer à faire danser la jeunesse rennaise ?

 Ça a changé. Ça n’est plus les mêmes personnes. Mais je prends toujours autant de plaisir avec mes amis et c’est le principal ! Devant la porte du Live club, il est bientôt 1 h 30 et Tom Gageot, tout comme plusieurs dizaines d’autres jeunes, s’apprête à fouler le dancefloor de la discothèque située sur la dalle Colombier, à Rennes (Ille-et-Vilaine).

À l’image de cet habitué, âgé de 18 ans, étudiants, lycéens et très jeunes actifs se retrouvent devant le club ce jeudi soir pour le plus grand bonheur de Jean-Philippe Bétin, nouveau directeur général du Live club (ex-1988 Live club).

« Un gros challenge »

Nommé à ce poste à tout juste 48 ans en septembre 2025, il n’est autre que le petit frère de Sébastien Bétin, gérant historique des lieux depuis les années 2010, de six ans son aîné. C’est un gros challenge de reprendre les rênes du lieu après ce qu’il s’est passé. Depuis la rentrée, c’est moi qui gère tout. Sébastien, lui, occupe davantage une position d’actionnaire. J’ai remanié 85 % de l’équipe, explique le nouveau patron du Live club qui manage désormais 42 employés : videurs, programmateurs, barmans, guichetiers, techniciens son et lumière, etc.

Le Live club, qui a officialisé sa nouvelle identité en septembre dernier, est toujours boycotté par une bonne partie de la scène techno locale. Depuis, le lieu, capable d’accueillir 900 personnes, tente de survivre dans ce costume de discothèque grand public qu’il avait enfilé il y a déjà quelques années.

Bien que Jean-Philippe Bétin affiche une envie forte de passer à autre chose et d’avancer, difficile d’évoquer l’établissement de nuit sans mentionner les évènements du 8 mars 2025. À l’époque, le lieu répond toujours au nom de 1988 Live club et un certain Yovan Delourme travaille encore à la porte. En pleine nuit, ce videur - influenceur d’extrême droite, qui se fait surnommer le Jarl, et certains de ses collègues brutalisent des jeunes fêtards participant à une free party dans l’ancien Cinéville, juste derrière la discothèque. Ce qui entraîne de violentes scènes d’affrontement sur la dalle Colombier. L’affaire prend rapidement une ampleur nationale. Les jours qui suivent, les services de l’État décident alors la fermeture administrative de l’établissement de nuit pour une durée d’un mois. De son côté, Yovan Delourme est licencié. Après quoi, le lieu tente, tant bien que mal, de continuer à vivre.

« Précaire, mais on s’adapte. »

En septembre et en octobre, c’était très compliqué. On faisait à peine 800 personnes les samedis et 300 les jeudis soir, détaille Jean-Philippe Bétin du Live club. Samedi dernier, pour la première fois, on a reçu 1 300 personnes sur toute la soirée. Et, depuis fin janvier, on fait des jeudis à 600. C’est un équilibre assez précaire mais on s’adapte.

Le public, présent ce jeudi soir, semble apprécier la discothèque dans sa nouvelle version. J’y viens pour m’amuser. Ça décompresse des cours. On ne pense plus au quotidien , ajoute Tom Gageot. Même ressenti pour Louis Lavain : La polémique du 8 mars ? Ça n’est plus trop notre problème. Évidemment je ne cautionne pas ces violences mais quand je viens ici, je ne m’inquiète pas de tout ça. Ça se passe super bien à l’entrée, à l’intérieur comme à la sortie. Tout le monde est respectueux.

« Je rêverais d’accueillir Fontaines D.C. ! »

Des témoignages qui font évidemment sourire Jean-Philippe Bétin. Aujourd’hui, celui qui travaillait en tant que directeur d’exploitation à Sodexo (multinationale française notamment basée dans les services de restauration, N.D.L.A.) a à cœur de ramener de plus en plus de monde au Live club. Pour cela, il balaye d’un revers de main les clichés véhiculés par Yovan Delourme quant à l’insécurité sur la dalle Colombier. Si l’on s’en tient à ses vidéos, la dalle est un coupe-gorge. J’y suis sept jours sur sept et il ne s’y passe rien de grave. Il y a une bonne ambiance, assure le nouveau gérant qui aimerait, qu’a terme, le club retrouve sa direction artistique d’antan. Et pourquoi pas y faire des concerts ? Perso, je rêverais d’accueillir Fontaines D.C. !

 
François Brulé    Ouest-France  

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