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« J’ai porté des coups mais non violents » : une mère devant le tribunal pour violences sur son fils à Gacé... |
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Mardi 10 mars 2026, une mère a été jugée, par le tribunal d’Argentan, pour violences sur son enfant à Gacé. © Getty Images/iStockphoto
Mardi 10 mars 2026, une mère de cinq enfants a été entendue par le tribunal judiciaire d’Argentan, dans l’Orne, pour avoir été violente à l’égard de son fils, né en 2015, à Gacé. Le procureur a requis une peine de prison avec sursis.
Âgé d’à peine dix ans, un garçon a été entendu en tant que victime à la barre du tribunal d’Argentan (Orne), mardi 10 mars 2026. Derrière lui est assise sa mère. La quarantenaire comparaît pour avoir commis des violences à son égard, du 1er septembre 2024 au 4 mai 2025 dans leur domicile à Gacé. Elle reconnaît « avoir donné quelques coups de pied, avoir tiré les cheveux et donné un coup de chiffon ». Le garçon estime avoir reçu des « coups de martinet, de poing dans les cotes ou encore avoir été insulté ». Ce que réfute sa mère. « J’ai porté des coups mais ils n’étaient pas violents ». Un certificat médical ne note pas de marques de coups sur le corps de l’enfant mais des séquelles psychologiques.
Né en 2015, le garçon vit aujourd’hui chez son père. Ses parents, ensemble pendant une dizaine d’années, se séparent « brutalement » en mai 2024. La violence commence à ce moment-là. « Mes garçons étaient devenus les seuls hommes de la maison et il défiait mon autorité », explique la prévenue. À cette même période, elle accouche de jumelles et doit élever seule cinq enfants. Le père tombe malade et est hospitalisé pendant plusieurs mois.
« Une relation fusionnelle et d’adoration »
En toile de fond de ce procès se dessine un conflit parental. Le père se demande « comment une mère peut faire ça à son propre fils » et la mère estime « que son fils a une relation fusionnelle et d’adoration » avec son paternel. L’avocate de la défense a noté son incompréhension face à la présence du garçon lors de l’audience. « Cela peut laisser des traumatismes. »
Le procureur de la République a requis une peine de quatre mois de prison avec sursis et l’obligation d’effectuer un stage de sensibilisation aux violences intrafamiliales. La décision a été mise en délibéré et sera donnée le 28 avril prochain.