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« Je l’égorgerai » : il aurait agressé son ex-conjointe avec un couteau à Alençon... |
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Le prévenu a été placé en détention provisoire. © Archives Ouest-France
L’homme dans le box ce lundi 17 mars 2025 a demandé un délai pour préparer sa défense. Il sera donc jugé en mai pour des violences avec arme sur son ex-conjointe. En l’occurrence, un couteau.
« Quand je sortirai de prison, je l’égorgerai. » Ce sont les mots qui ressortent de la procédure, et que le prévenu aurait prononcés aux policiers, une fois arrêté. L’homme dans le box a 37 ans. Il est poursuivi pour violences sur son ex, en comparution immédiate, au tribunal d’Alençon (Orne), ce lundi 17 mars 2025.
Ivre, il se serait rendu chez elle, toujours à Alençon, le 16 mars, alors qu’il faisait l’objet d’une interdiction de contact. Il l’aurait frappé au genou avec un couteau. Le prévenu a demandé un délai pour préparer sa défense.
La question est donc, sera-t-il placé en détention provisoire ? Le juge égrène son casier judiciaire. Vingt-deux mentions, rébellions, outrages, usage de stupéfiants… Et déjà quatre condamnations dans le cadre de la relation qu’il entretient avec la victime, dont plusieurs pour violences. Il assure que ladite relation est « sur le point de finir ».
« Il prenait la fuite par le toit »
C’est d’ailleurs pour ça qu’il vit depuis un mois chez sa mère. Pour ça aussi qu’il s’est remis à boire et à fumer de la résine de cannabis. En revanche, tout le monde à l’audience en convient : c’est un bosseur. Il travaille en intérim la plupart du temps, et gagne environ 2 000 € par mois. Sa mère est présente dans la salle et a signé une attestation pour l’héberger s’il ne va pas en prison.
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« Ce n’est pas un dossier comme les autres. Il y a des violences avec armes et des menaces de mort réitérées », tempête la procureure, Cécile Marot-Quere. « Il a été interpellé alors qu’il prenait la fuite par le toit ! » Comme il reconsomme des produits, elle considère qu’il risque de commettre une nouvelle infraction, et qu’il pourrait s’enfuir. Elle demande donc la détention provisoire.
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Le conseil du prévenu tente de souligner des « incohérences » dans le dossier et un « guet-apens ». Mais surtout, il demande qu’on lui laisse « la chance de travailler ». Le tribunal suit la procureure de la République. Il ira en prison, à Caen, jusqu’à son jugement, le 5 mai 2025.