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« La Normandie est une zone à urbex » : à Flers, une exposition sur le thème des explorations urbaines... |
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Découverts par Hélène Ageorges, à gauche, Mickaël Dorsy, au centre, et Stéphanie Pichard, à droite, proposent une exposition de leurs explorations à Flers jusqu’au 31 mars 2026. © Ouest-France
Jusqu’au 31 mars 2026, Mickaël Dorsy et Stéphanie Pichard exposent une vingtaine de photos issues de leurs explorations urbaines, autrement dit « urbex », dans la boutique All Livres, à Flers (Orne). Découverts par Hélène Ageorges, salariée d’All Livres, ils nous racontent leurs passions.
Jusqu’au 31 mars 2026, Mickaël Dorsy et Stéphanie Pichard exposent une vingtaine de photos issues de leurs explorations urbaines, autrement dit « urbex », dans la boutique All Livres, à Flers (Orne). Découverts par Hélène Ageorges, salariée d’All Livres, ils nous racontent leurs passions.
Qu’est-ce que l’urbex ?
L’urbex, c’est de l’exploration urbaine. Cela consiste à aller dans des endroits abandonnés comme des châteaux, des maisons, des usines ou encore des manoirs. Nous sommes conscients que nous sommes à la limite de la légalité. Nous avons adopté une ligne de conduite, c’est-à-dire que nous n’entrons pas si c’est complètement fermé ou s’il y a une indication qu’il s’agit d’une propriété privée. Avec la pratique, nous savons aussi détecter des signes de présence, comme une haie fraîchement découpée. Pour repérer des sites à explorer, on utilise des vues satellites. On repère, on se rend sur place pour checker. Si tout nous semble bon pour explorer, on y va.
Y a-t-il des lieux dans le bocage propices à l’urbex ?
Sans trop en dire, il y en a beaucoup. La Normandie est une zone à urbex. C’est une mine d’or. C’est triste à voir quand même. Beaucoup d’explorateurs viennent en Normandie car il y a beaucoup de patrimoines délaissés, parfois laissés dans leur jus, en train de moisir. En Normandie, il y a surtout des maisons, des chapelles et des cimetières de voitures car la dépollution coûte cher, donc les voitures sont aussi délaissées.
Avez-vous conscience de vous mettre en danger ?
Il y a quand même un envers du décor. On a parfois des surprises. On se met souvent en danger car on voit des toitures éclatées, de l’humidité, des champignons notamment la mérule. On s’équipe de masques avant d’entrer dans une maison. L’urbex reste une passion. On a une montée d’adrénaline lorsqu’on entre dans une maison, mais une fois à l’intérieur, c’est comme si le temps s’arrêtait. On est dans ce qu’on appelle une capsule temporelle, c’est-à-dire que nous n’avons plus conscience de ce qui se passe à l’extérieur. Il nous est arrivé d’entrer dans une maison dans laquelle le temps a semblé s’arrêter au début du XXe siècle. Lorsqu’on ressort, nous reprenons conscience du temps et parfois émotionnellement, c’est compliqué, car on se demande ce qui s’est passé pour que la maison soit délaissée.
Voir aussi : VIDÉO. Avec l’urbex, Tony explore les bâtiments abandonnés près d’Alençon
Exposition « Fragments de temps » dans la boutique All Livres, jusqu’au 31 mars 2026. Vous pouvez aussi retrouver d’autres photos de Mickaël Dorsy (P.U.L.S.E) et de Stéphanie Pichard (La_fouineuze), sur Instagram.