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« Le Garçon », un film en équilibre parfait entre documentaire et fiction... |
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Le Garçon © Nolita
Zabou Breitman et Florent Vassault signent un jeu de pistes passionnant. Une idée née d’un lot de photos de famille trouvé lors d’une brocante et du désir de connaître leurs vies
Aux commandes de ce film, on retrouve deux réalisateurs. Zabou qui en signe la partie fictionnelle pour son sixième long métrage depuis Se souvenir des belles choses et qui y dirige notamment François Berléand et Isabelle Nanty. Et Florent Vassault en charge de la partie documentaire, monteur Césarisé pour son travail sur La Belle époque de Nicolas Bedos en 2020 et auteur de deux remarquables documentaires sur la peine de mort aux États-Unis : Honk ! en 2011 et Lindy Lou, jurée n°2 en 2017.
L’histoire. Tout part des photos d’une famille, trouvées dans une brocante. Une famille inconnue, qu’on a l’impression pourtant de connaître. Au centre : un garçon. Qui est-il ? Quelle est son histoire ? Une enquête où réalité et fiction se mêlent jusqu’à` se confondre.
La durée. 1 h 37.
On aime… La singularité du projet. Ce film se vit comme un jeu de pistes palpitant. Car pour raconter ce garçon présent sur ces photos qui leur a tapé dans l’œil, Zabou et Florent Vassault choisissent un angle différent. La première tente d’imaginer 24 heures de sa vie, à l’âge de 25 ans. Le second part à sa recherche à travers la France, sans savoir s’il est encore de ce monde. Et le miracle opère ! Le dialogue finement ciselé entre fiction et documentaire donne naissance à un film vraiment pas comme les autres dont la dernière ligne droite se révèle d’une puissance émotionnelle inouïe.
On aime moins… La difficulté qu’il a eue à trouver un distributeur. Jusqu’à il y a 6 mois, Le Garçon n’était pas sûr de sortir en salles. Sa singularité qui est aujourd’hui un atout a failli lui jouer un sale tour en amont, témoignant de la toute-puissance intacte du formatage.