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« Une merveille » : avant son prêt au British Museum, la Tapisserie de Bayeux s’affiche en grand au cœur de Londres... |
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Pour annoncer l’arrivée prochaine de la Tapisserie de Bayeux à Londres, le British Museum s’offre une campagne XXL sur les écrans de Picadilly Circus depuis jeudi 26 février 2026. © La Fabrique de patrimoines en Normandie / Antoine Cazin
Ses personnages et ses couleurs ont pris possession du célèbre carrefour de Piccadilly Circus, à Londres, jeudi 26 février 2026. De l’autre côté de la Manche, le British Museum ne lésine pas sur les moyens pour annoncer l’arrivée prochaine de la Tapisserie de Bayeux entre ses murs. Une communication à la hauteur de ce que représente, pour lui et les Britanniques, ce prêt « historique » et « exceptionnel ».
C’est officiel. L’histoire fait son retour.
Depuis jeudi 26 février 2026, le British Museum annonce en grande pompe son accueil prochain de la Tapisserie de Bayeux. Le musée londonien s’est offert l’intégralité des Picadilly lights
, ces gigantesques écrans lumineux du carrefour Picadilly Circus – aussi emblématiques que ceux de Time Square à New York – pour dévoiler la date de mise en vente des billets pour l’expérience Tapisserie
.
Communication hors norme pour événement « exceptionnel »
Une campagne de communication hors norme pour un événement controversé en France, mais majeur
, exceptionnel
, historique
, aux yeux des Britanniques. Pour la première fois en près de 1 000 ans, la Tapisserie – une merveille médiévale – revient en Angleterre
, savoure le British Museum, rappelant sa présence de septembre 2026 à juillet 2027. Ce n’est pas seulement une exposition, c’est l’histoire qui se déploie.
Le 1er juillet 2026, les premiers tickets seront ainsi commercialisés pour les mois de septembre à décembre 2026 ».
Puis les réservations pour la période de janvier à juillet 2027 ouvriront plus tard dans l’année
. De quoi, peut-être, programmer un petit séjour outre-Manche ?
Reste le défi du transfert
Dans les mois qui viennent, il s’agira déjà d’assurer le voyage de la broderie jusqu’au Royaume-Uni. Une opération hautement délicate, estimée à une vingtaine de millions d’euros et entièrement prise en charge par le gouvernement britannique. Fin 2025, un « voyage à blanc » devait être organisé. Pour rappel, deux études réalisées il y a deux ou trois ans soulignaient un risque majeur d’aggravation des déchirures et ruptures de fils lié
, au moment du transport de l’œuvre.