|
Adresses, numéros de téléphone… Les données de 243 000 agents de l’Éducation nationale ont été piratées... |
1
Dimanche 15 mars 2026, les données de 243 000 agents de l’Éducation nationale ont été piratées. Photo d’illustration. © PHILIP DULIAN / Archives dpa Picture-Alliance via AFP
Lundi 23 mars, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé que les données d’environ 243 000 de ses agents, dont principalement des enseignants, avaient été piratées. Un dépôt de plainte est en cours à Paris.
Les données personnelles, dont les adresses postales, d’environ 243 000 agents de l’Éducation nationale, essentiellement des enseignants, ont été piratées le 15 mars, a indiqué lundi 23 mars 2026 le ministère dans un communiqué, relayé par l’Agence France-Presse (AFP).
Les données piratées sont les noms, prénoms, adresses postales, numéros de téléphone, et périodes d’absence sans mention du motif, d’enseignants de la France entière enregistrés dans la base « Compas », logiciel de ressources humaines du ministère dédié à la gestion des stagiaires du premier et second degré.
Les noms, prénoms, et lignes de téléphones fixes professionnelles des tuteurs de ces stagiaires figurent aussi dans les données piratées, a précisé le ministère auprès de l’AFP.
L’intrusion dans ce système de données date du 15 mars et a été détectée par le centre opérationnel de la sécurité des systèmes d’information du ministère le 19 mars en fin de journée.
Lire aussi : Le site de l’UNSS piraté : des photos et des données de collégiens et lycéens fuitent sur le darknet
Attaque informatique de l’Enseignement catholique
Un échantillon des données piratées a été mis en ligne sur des sites de revente de données par une entité qui se présente sous le pseudonyme « Hexdex ».
Le ministère de l’Éducation nationale a saisi l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et un dépôt de plainte à Paris est en cours.
L’accès à « Compas » a été suspendu et des « vérifications sont en cours sur l’ensemble des systèmes d’information du ministère afin de prévenir tout risque de propagation », précise le ministère.
Samedi, le secrétariat général de l’Enseignement catholique (SGEC) a annoncé avoir été victime d’une attaque informatique ciblant l’application de gestion de ses établissements du premier degré, dévoilant les données administratives de 1,5 million de personnes.
Selon le ministère, la base de données du SGEC piratée et celle de « Compas » sont deux bases distinctes.