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Alerte enlèvement dans l’Orne : pourquoi le dispositif a été levé avant d’avoir retrouvé la fillette... |
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Une alerte enlèvement a été déclenchée par le parquet d’Alençon, dans la nuit du 7 au 8 octobre 2025. © Archives Ouest-France
Lancée mardi 7 octobre 2025 dans la soirée, l’alerte enlèvement pour la disparition d’une petite fille de 3 ans dans l’Orne a été levée ce mercredi 8 octobre 2025, au matin. À ce moment-là La fillette n’avait pas été retrouvée. On vous explique pourquoi.
Un père est soupçonné d’avoir enlevé sa fille de 3 ans, lundi 6 octobre 2025, à Alençon, dans l’Orne. Alors que les recherches se poursuivent encore, l’alerte enlèvement, déclenchée dans la soirée du 7 au 8 octobre 2025 a été levée ce mercredi 8 octobre au matin, sans que l’enfant ait été retrouvée.
?? Sur décision du parquet d'Alençon, il est mis fin à l'alerte enlèvement. L'enfant n'a pas été retrouvée. Merci à tous pour votre aide. Les recherches se poursuivent.
— Ministère de la Justice (@justice_gouv) October 8, 2025
Les photos ne doivent plus être diffusées.
Un cas de figure extrêmement rare
Ce dispositif, lancé en 2006, a été déclenché trente-cinq fois depuis sa création. Quatre critères doivent en effet être préalablement réunis pour qu’un procureur de la République puisse déclencher une alerte enlèvement, selon le site du gouvernement dédié au dispositif :
« Il s’agit d’un enlèvement avéré et non d’une disparition, même inquiétante.
La victime est mineure.
La vie ou l’intégrité physique de l’enfant est en danger.
Le procureur dispose d’informations dont la diffusion peut permettre la localisation de l’enfant et/ou de son ravisseur ».
Au total, l’alerte enlèvement a permis que trente-six enfants soient retrouvés vivants. Son taux de réussite est de presque 100 %. Dans la grande majorité des cas, l’alerte est donc immédiatement levée lorsque l’enfant est retrouvé.
Lire aussi : Disparition d’une fillette dans l’Orne : ce que l’on sait après la levée de l’alerte enlèvement
Cependant, comme cela a été le choix du parquet d’Alençon, on peut mettre fin au dispositif avant d’avoir retrouvé l’enfant disparu, dès lors que les autorités estiment avoir suffisamment d’informations et que l’enquête peut se poursuivre avec celles récoltées. Par exemple, ce choix avait déjà été fait lors de l’enlèvement de Santiago, en novembre 2024, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).