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Ampli Ouest-France : Un seul groupe ornais en demi-finale... |
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Dans le petit garage du batteur, au fond de l’arrière-cour, un soir de répet. © Anne-Emmanuelle Lambert/Ouest-France
In the backyard, formation alençonnaise pop-rock, a été sélectionné pour la demi-finale du concours. Ils pourraient être les locaux de la finale, le 17 décembre à la Luciole.
Tout commence en 2010 dans l’arrière-cour, the backyard en anglais, de Matthieu Wattez, à Sémallé près d’Alençon. A l’époque, le batteur joue avec Romain Wojciechowski, guitariste, dans une formation qui s’appelle Those guys in the backyard, ces garçons dans l’arrière-cour.
Et puis Romain ramène Julie Hubert, chanteuse et guitariste. Ses compositions folk en français sont déjà connues de la scène alençonnaise. « A la première répet, ça l’a fait direct, se souvient Matthieu. Un vrai coup de cœur. Elle a su sortir de ce qu’elle faisait avant pour s’adapter à notre musique. » Le groupe change de nom, pour ne garder que In the backyard.
Les débuts à Alençon
En mai 2011, le jeune groupe remporte le tremplin Music and Co, organisé par le magasin de musique éponyme. « C’est le premier truc cool qui nous est arrivé », lance Matthieu. Suite à cela, les musiciens enregistrent cinq titres dans un studio du Perche.
En juin 2012, le groupe joue en première partie de Gérald de Palmas devant 3 000 personnes. Un, deux, trois bassistes. Le dernier est le bon. Nicolas Marquet, 32 ans, arrive en mai 2014. « J’ai joué dans d’autres formations avant, mais In the backyard est une belle découverte. J’adore la voix de Julie. »
Cette dernière part au Québec de septembre 2014 à mai 2015. A son retour, In the backyard reprend la scène avec une soirée à Alençon Plage, en août dernier. Leur envie de se frotter au public grandit. « Pour l’instant, on a surtout joué à Alençon. Désormais on a envie d’aller voir ailleurs. » Puis de se remettre à composer. « Pourquoi pas insérer des claviers et des boîtes à rythmes. Ce n’est pas notre formation de base mais il faut tester de nouvelles choses. »
Vie amoureuse, genre et politique
Aujourd’hui, le groupe a un répertoire d’une vingtaine de titres pop-rock. « On compose la musique ensemble : on donne sa chance à chaque idée. » Les textes sont de Julie. « Ils ne sont pas hyper happy, prévient-elle. Ça parle de vie amoureuse, de la question du genre, du monde qui nous entoure… J’écris en anglais car cela correspond à l’esprit d’In the backyard. » Les quatre membres du groupe aiment que le public ne comprenne pas forcément les paroles mais se fasse sa propre interprétation d’une chanson. « Et puis ça sonne ! »
Dans l’éventualité de leur présence en finale, le groupe prépare « un set centré sur les nuances », annonce Julie. « Une de notre force, c’est de transmettre énergie et émotion à la fois. » Faire danser et faire pleurer. La base de la musique progressive, qu’ils écoutent.
Radiohead, notamment, fait l’unanimité chez les Backyards. « Pour le reste il y a quelques clash générationnels », plaisante Matthieu. Quatorze années séparent le batteur de la chanteuse. Ce qui n’empêche pas les membres du groupe d’être très soudés. « On se connaît par la musique mais on est potes. On part en vacances ensemble, on partage des barbecues. Pour nous c’est important. On est attaché à cette amitié. »
Les votes sont ouverts jusqu’au 30 novembre sur lampli.ouest-france.fr. Les quatre finalistes joueront le 17 décembre sur la scène de la Luciole à Alençon.