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Au tribunal pour des coups de matraque à Alençon, il demande la prison pour se « reprendre en main »... |
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Le jeune homme a été placé en détention provisoire jusqu’à son procès, le 29 janvier 2025. © Archives Ouest-France
Un homme de 21 ans a été interpellé par la police, à Alençon (Orne), dimanche 15 décembre 2024, après plusieurs infractions. Il lui est reproché des violences sur plusieurs personnes, notamment avec une matraque, d’avoir étranglé deux chiens, brûlé une voiture et saccagé un appartement. Devant la justice, en comparution immédiate, il a demandé à partir en prison jusqu’à son procès.
« Vous faites quoi ce soir si on vous laisse sortir ? Vous allez où ? » La question du juge Éric Martin est importante car il va devoir décider si le jeune homme, qui a demandé un délai lors de sa comparution immédiate au tribunal d’Alençon (Orne), sera placé en détention provisoire ou libéré jusqu’à son procès.
La réponse surprend les magistrats : « Je ne souhaite même pas sortir ce soir. Je préfère rester en détention le temps de mon jugement pour reprendre ma vie en main », exprime-t-il poliment. Son attitude tranche avec les faits reprochés.
Deux chiens étranglés
La justice lui reproche d’abord d’avoir brûlé une voiture Fiat 500 au CFA d’Alençon car il serait en conflit avec son propriétaire, vendredi 13 décembre 2024. Mais surtout, dans la nuit de samedi à dimanche, dans le centre-ville d’Alençon, il aurait commis une succession de violences.
Il aurait d’abord jeté un téléphone sur sa compagne avant de la secouer, de saccager son appartement en détruisant télévision, téléphone, porte, vitre et vaisselle, et tenté d’étranger les deux chiens de la femme. De plus, il aurait frappé deux amis de celle-ci avec une matraque. Il a été interpellé par la police et placé en garde à vue dimanche.
Présenté au juge des libertés et de la détention, lundi, il a été placé en détention provisoire. Le jeune est déjà connu de la justice pour des faits de violences aggravées et de destruction. Il est décrit comme ayant des problèmes pour gérer son impulsivité. « Il n’arrive pas à gérer ses émotions, plaide son avocat, Me Thierry Sablé. Je le sens perdu, appelant au secours. »
Le jeune homme sera jugé pour ces faits le 29 janvier 2025, à 13 h 30. En attendant, il est placé en détention provisoire à la maison d’arrêt du Mans-Les Croisettes.