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Calvados. Accident mortel de la route : sa demande de libération est rejetée... |
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La cour d’appel de Caen a rejeté la demande de remise en liberté de cet homme ce mercredi 8 septembre 2021. © OUEST-FRANCE
Un homme condamné à 6 ans de prison par le tribunal de Caen après l’accident de la route qui avait coûté la vie à sa compagne en août 2017, à Troarn, a demandé à être remis en liberté ce mercredi 8 septembre 2021 devant la cour d’appel de Caen. Demande rejetée.
Dans ce dossier dramatique, l’instruction judiciaire en apporte la preuve ou, pour le moins, les déclarations du prévenu. Cet homme, âgé de 37 ans, a menti. Il a affirmé qu’il n’était pas le conducteur du véhicule dans l’accident de la route qui a coûté la mort de sa compagne le 23 août 2017, vers 3 h, sur l’A13, à hauteur de Troarn (Calvados), dans le sens Caen – Paris. Première tentative pour échapper à ses responsabilités.
Les investigations sont claires : il a aussi demandé à sa fille, alors âgée de 5 ans, de dire qu’une quatrième personne était à bord de cette voiture et que cette dernière, au volant au moment des faits, aurait pris la fuite. Une autre invention. Il a aussi assuré que la vitesse du véhicule n’excédait pas les 120 km/h. C’est encore faux selon le rapport d’accidentologie : plus de 150 km/h.
Absent de son premier procès
Condamné à 6 ans de prison par le tribunal correctionnel de Caen le 25 mai 2021 pour homicide involontaire, Tony Sadou a demandé à être remis en liberté devant la chambre des appels correctionnels, ce mercredi 8 septembre 2021, « pour m’occuper de ma fille », réclame notamment le prévenu. Il doit être jugé en appel à Caen pour les mêmes faits le 22 octobre 2021.
Autres obstacles à sa demande : on évacuera assez rapidement les 18 mentions à son casier judiciaire (plusieurs refus d’obtempérer ou conduites en état alcoolique notamment). On rappellera que, lors de l’accident, où il était bel et bien volant, il présentait un taux de 0,80 g d’alcool par litre de sang et qu’il conduisait sous l’emprise d’un produit stupéfiant.
Les magistrats soulignent également qu’il ne s’était pas présenté à son procès en première instance le 25 mai. Et qu’il avait fini par être interpellé et écroué le 26 juillet 2021 dans le cadre d’un mandat d’arrêt, décerné à son encontre lors de cette audience.
« Mon avocate ne m’avait pas donné la date d’audience », rétorque le prévenu, contrairement à ce qu’a pu dire son avocate de l’époque. « Il n’a jamais reçu sa citation », assure son nouveau conseil. Tony Sadou a vu sa demande de remise en liberté rejetée.