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Commerce. La boutique Saint Hilaire bientôt fermée à Alençon ?... |
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Rue aux Sieurs, une affiche apposée sur la vitrine annonce la liquidation de la collection hiver. © OUEST-FRANCE
Le fabricant français de prêt-à-porter est en redressement judiciaire depuis juillet. Les salariés sont suspendus à la décision du tribunal de commerce de Toulouse.
Au 29, rue aux Sieurs, à Alençon, la boutique Saint Hilaire a ouvert le 2 janvier. Elle devrait fermer avant la fin de l’année. Cyril Ménard, le salarié de la marque de prêt-à-porter, pense que ce n’est plus qu’une question de semaines. Placée en redressement judiciaire depuis le 4 juillet, la société française est dans le rouge depuis plusieurs mois. Une audience est prévue au tribunal de commerce de Toulouse mardi 19 novembre.
Vers une liquidation
Créé en 1973, Bruno Saint Hilaire compte 85 salariés, une quarantaine de boutiques et diffuse ses vêtements chez 600 revendeurs multimarques. En 2018, la société a repris sept magasins Voodoo, dont celui d’Alençon, et début 2019, quatorze points de vente Sym. Objectif : accroître sa présence commerciale. Mais cette expansion n’a pas eu l’effet escompté.
En juillet, après une période d’observation de six mois, le tribunal de commerce a placé l’entreprise en redressement judiciaire. Son passif avoisine les cinq millions d’euros, pour un chiffre d’affaires, en 2018, de 18,2 millions. Le 19 septembre, le tribunal a renouvelé la période d’observation, pour permettre aux dirigeants de rebondir, en trouvant un repreneur par exemple.
Nous avons tenté de joindre des représentants de la société, au siège à Balma, en Haute-Garonne. En vain. Néanmoins, il semblerait qu’aucune solution n’ait été trouvée. Les salariés ont été informés que la direction de l’entreprise mettrait en place les procédures de licenciement dès le jugement rendu. À Alençon, le déstockage a commencé. Cyril Ménard, lui, avoue sa déception car sa boutique marchait bien.