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Dans l’Orne, une battue en forêt pour retrouver une femme de 83 ans disparue depuis deux jours... |
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Dans la forêt entre Silly et Le Bourg-Saint-Léonard, une cinquantaine de personnes ratisse le terrain pour retrouver une octogénaire disparue depuis dix-huit heures. © Ouest-France
Une femme de 83 ans a disparu de son domicile de Silly-en-Gouffern (commune de Gouffern-en-Auge), lundi 14 juillet 2025. Les gendarmes de l’Orne ont mis en place un important dispositif comprenant un hélicoptère et des chiens. Ce mercredi 16 juillet, une cinquantaine de personnes (militaires, bénévoles de la Protection civile et citoyens) effectue une battue en forêt de Gouffern pour tenter de retrouver l’octogénaire.
À Silly-en-Gouffern, village de la commune de Gouffern-en-Auge situé entre Argentan et Le Pin-au-Haras (Orne), on est sans nouvelle de Jacqueline Ramaugé depuis l’après-midi du lundi 14 juillet 2025. La dame de 83 ans qui se déplace à l’aide d’une canne, a l’habitude de faire des promenades en forêt. « Mais quand elle tombe, elle a beaucoup de mal à se relever. Il y a trois ou quatre ans, elle avait ainsi d’ailleurs passé une nuit dehors », indique son fils. C’est lui qui a prévenu les secours, mardi vers 13 h. Outre une canne de marche, Jacqueline avait un petit sac, et était munie de son appareil auditif.

Les recommandations des gendarmes avant le début de la battue pour retrouver l’octogénaire. Ouest-France
Le renfort d’un hélicoptère et de chiens de gendarmerie
Gendarmes sur le terrain jusqu’à 21 h, chien de piste de la brigade de Domfront et même survol en hélicoptère : les gendarmes ont mobilisé d’importants moyens pour tenter de retrouver l’octogénaire. En vain. « Ce mercredi, dès 7 h 30, les recherches ont repris avec une vingtaine de gendarmes de la compagnie et de l’escadron de gendarmerie mobile », indique le commandant Québriach, commandant en second de la compagnie Alençon-Argentan.

Le long de la route menant à Sainte-Eugénie, le dispositif va se mettre en place. À gauche, le mur du cimetière de Silly. Ouest-France
Quinze citoyens bénévoles
Malgré le renfort d’un chien saint-hubert venu d’une brigade de région parisienne et la présence d’une quinzaine de bénévoles de la Protection civile, aucun résultat probant. Parallèlement, la mairie de Gouffern-en-Auge a mis une salle à disposition des gendarmes, puis a lancé sur les réseaux sociaux (Facebook et l’application Intramuros), un appel aux bénévoles pour se joindre aux recherches.
« On ne connaît pas la disparue, mais il nous semblait normal de donner un coup de main », indiquent Nathalie et Pascal, qui habitent eux aussi dans le bourg de Silly. Sylvie et Karine sont venues depuis Urou-et-Crennes. « On a un peu de temps, alors on le donne. Forcément, une personne âgée qui disparaît, ça nous touche… » Au final, une quinzaine de citoyens, munis de gilets fluorescents, ont rejoint le dispositif de gendarmerie.

La battue s’effectue dans la forêt communale du Bourg-Saint-Léonard, à proximité immédiate du bourg de Silly. Ouest-France
Un gendarme : « Attention aux trous d’obus recouverts de fougères »
À 13 h, la battue a commencé. Le point de départ est le carrefour près du cimetière de Silly et le radar – flashant à 50 km/h – vers le haras du Pin. « On va se mettre en ligne en lisière de forêt, tous les 10 m, leur dit le militaire chargé des opérations sur le terrain. Attention, il peut y avoir des trous d’obus recouverts de fougères ou des points d’eau. Ne vous mettez pas en danger… Et on s’attend pour progresser au même rythme. »

Les gilets orange de la Protection civile et les gilets jaunes des citoyens alignés dans la forêt. Ouest-France
Entre les militaires, la Protection civile et les citoyens, une cinquantaine de personnes ratisse la forêt. Les branches mortes craquent sous les chaussures des gendarmes. De temps à autre, un appel troue le silence relatif du sous-bois. La ligne de gilets jaunes s’arrête. Puis reprend son cheminement un instant plus tard.