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Des carreaux cassés à Perseigne aux châteaux de la Loire, ce vitrier d’Alençon « n’arrête pas »... |
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Dimitri Bailly est installé à Cerisé, près d’Alençon (Orne). © Ouest-France
Ancien pâtissier, Dimitri Bailly s’est lancé en 2022 comme vitrier à Semallé (Orne). L’artisan s’est rapproché d’Alençon en s’installant cette année dans la zone d’activités de Cerisé. Depuis, il enchaîne les chantiers.
De Semallé à la zone d’activités de Cerisé, il y a cinq kilomètres. Ce petit changement d’adresse a été bénéfique pour Dimitri Bailly en 2024. « J’ai multiplié par deux mon chiffre d’affaires, les chantiers arrivent automatiquement. Je n’arrête pas », confie l’artisan de 31 ans.
Cet ancien boulanger-pâtissier a créé sa boîte en 2022 à Semallé dans la verrerie et la miroiterie. Deux ans plus tard, il décide de se rapprocher d’Alençon en louant un bureau et un atelier de fabrication dans des locaux partagés avec l’entreprise Citycolis. La suite logique pour cet entrepreneur qui s’est fait connaître très vite dans le secteur alençonnais et même au-delà. « Mon activité principale, c’est la pose du double vitrage. C’est 80 % de mes chantiers. Le reste, c’est un peu de tout. »
Des carreaux cassés, des vitrines vandalisées
Dimitri Bailly travaille avec Orne habitat pour remplacer des carreaux cassés dans les tours du quartier de Perseigne. C’est aussi lui qui répare les vitrines des commerçants vandalisés. « Un jour, j’ai été appelé pour quatorze vitrines cassées. Ces réparations sont gérées par les assureurs. Je travaille beaucoup avec eux. »
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Les découpes « à la main »
L’artisan a aussi de « beaux chantiers » comme les maisons secondaires du Perche où il retape les salles de bains et les cuisines. « Les propriétaires sont demandeurs de verre. C’est moins salissant, c’est esthétique et ça ne bouge pas. Je travaille n’importe quel type de verre : glacé, trempé, teinté… Bref, je pose du verre partout ! »
Dans son atelier, Dimitri Bailly travaille à l’ancienne. Son coupe-verre en pointe de diamant ne quitte pas son blouson. « Je réalise mes découpes à la main, j’aime ce côté de l’artisanat : faire soi-même, retravailler des concepts, proposer des idées à des clients. »
À bord de son camion, le trentenaire enfile les kilomètres en touchant des châteaux de la Loire, près de Tours. « J’ai répondu à deux rénovations de fenêtres. J’ai posé du double vitrage en gardant l’ossature en bois. C’est une belle satisfaction de travailler dans ce genre d’endroit. »
Verrerie Bailly, 3, rue de l’Industrie à Cerisé. Té. 06 66 51 95 07.