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Domfront-en-Poiraie. Un public nombreux pour le Café normand et la culture traditionnelle... |
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Un public venu, très nombreux, partager un moment convivial autour de la langue et de la musique traditionnelle normande. © Ouest-France
Jeudi, s’est déroulé un nouvel événement à la Barrique à mousse. « Un moment de partage, d’humour, d’autodérision aussi, mais surtout plein de sensibilité. »
Patrimoine
Une nouvelle édition du Café normand s’est déroulée jeudi, à la Barrique à mousse, à la Halte de Saint-Front, près d’Intermarché.
La soirée a débuté par un repas qui a rassemblé quatre-vingt-dix personnes.  Nous avons commencé avec cinquante convives, nous gagnons vraiment en popularité,
remarque Bernard Desgrippes, l’organisateur. Cent soixante-cinq spectateurs sont venus au spectacle en trois parties. Le bilan est vraiment exceptionnel.
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Un festival en juillet
Au cours de la soirée, ce ne sont pas moins de treize intervenants qui sont venus présenter, avec beaucoup d’humour, leurs répertoires d’histoires en langue locale et des chansons populaires normandes.  Une joyeuse équipe, de 23 à 96 ans. À chaque nouvelle édition, ils gagnent en qualité et se révèlent être de véritables comédiens.Â
Comme chaque fois, le Trou normand était de la partie. Cinq chanteurs et cinq musiciens sont venus interpréter des musiques traditionnelles, avec des chants à plusieurs voix. Ils en ont profité, à la fin de leur récital, pour présenter le prochain Festival international de folklore, qu’ils vont organiser, dans la ville, du 3 au 8 juillet.
Comme à l’ordinaire, Bernard Desgrippes a présenté un quiz en langue normande, qui a, une nouvelle fois suscité une belle participation du public, avant de le transporter dans les années 1960-1970, au travers de deux mini-films et d’une série de photos sur les moissons, qu’il avait prises dans ces années-là , avec Bernard Lecuisinier, au lieu-dit La Touche.
Grégory Pique, le directeur des éditions Orep, de Nonant (Calvados), qui édite les ouvrages de Bernard Desgrippes, lui avait fait l’amitié de venir pour la première fois au Café normand. Il avoue avoir passé  une soirée formidable, un moment de partage, d’humour, d’autodérision aussi, mais surtout plein de sensibilité ».
Il est Haut normand et habite Caen. Il s’amuse à préciser qu’ en arrivant j’ai eu un peu peur de ne rien comprendre… En fait, pas du tout. Une soirée, certainement unique en Normandie, qui donne un côté moderne au patois. Ce n’est pas une langue morte. C’est plein de vie et de bon sens. Ça fait remonter plein de souvenirs. Ça m’a rappelé mes grands-parents qui étaient agriculteurs. Ça donne envie de le pratiquer et de le défendre.
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