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Ecouché-les-Vallées. Une grande variété d’artistes au salon... |
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Alain Jacqueline, alias Ardalin, a créé des tableaux en live. © Ouest-France.
Dimanche, la salle des fêtes où se tient le 9e Salon des artistes s’anime enfin, après un samedi calme. Dès l’entrée, on aperçoit Alain Jacqueline, alias Ardalin, qui peint en direct : huile, matière, relief. Comme la veille ou il avait déjà créé une toile qu’il expose aussi.
« J’ai toujours été présent à ce salon,
confie l’artiste de Moulins-sur-Orne. À la retraite, j’ai vraiment plongé dans ma passion pour la peinture. Je fais des tableaux comme d’autres préparent des confitures : il faut que cela prenne. »
Sous ses pinceaux, la toile prend vie, épaisseur et lumière se mêlent dans chaque geste.
Le salon existe depuis 2016, dans le sillage du label Petite cité de caractère. Seul 2021 avait interrompu l’élan, à cause de la pandémie de Covid-19. Aujourd’hui, le salon des artistes repose sur l’énergie de Laurence Chaplain, présidente de la Cavée des atistes, et de son secrétaire Daniel. « C’est un travail qui s’étend sur toute l’année pour aller chercher des créateurs »,
dit-elle. Relances, coordination, désistements, accueil des nouveaux exposants : rien n’échappe à leur vigilance.
Alain Lolivier fraîchement réélu maire d’Écouché, présent dimanche matin, confirme : « Le salon est gratuit pour les exposants et le public. Il a été créé au moment où Écouché a été faite Petite cité de caractère. Les exposants ne viennent pas seulement de notre territoire, on a des talents venus de Rouen ou de Cherbourg. »
Parmi les stands, il y a aussi celui de Sylvie Hedouin, venue de Saint-Patrice-du-Désert. Son matériau de prédilection ? La coquille d’œuf. Ce déchet du quotidien, elle le transforme patiemment en bijoux. Le bois flotté ou les essences de son jardin complètent ses créations. La coquille d’œuf est devenue ma ligne conductrice, un savoir-faire transmis par un maître en la matière il y a trente ans. »
Une philosophie du réemploi où la patience vaut tous les outils.
Jean-Pierre Herman, photographe venu du Pas-de-Calais et résidant dans le secteur, parle avec passion de son métier. « Je fais de la photo depuis l’âge de 10 ans. Le numérique a tout changé… Mais je continue à faire un peu d’argentique avec le noir et blanc. Même si je fais aussi de la photo couleur numérique depuis une dizaine d’années. »
Pour lui, tout est contraste et lumière. Les villages, animaux, clochers comme ceux de la commune de Bailleul, font son quotidien de l’image.