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Élections départementales. Les priorités des candidats du canton d’Alençon 1... |
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Les électeurs du canton d’Alençon 1 sont rappelés aux urnes, dimanche 27 juin, pour le second tour des élections départementales. © Ouest-France
Candidats sur le canton d’Alençon 1, les deux binômes encore en lice se sont prêtés au jeu de répondre à trois questions posées par la rédaction.
Dimanche 27 juin, les électeurs du canton d’Alençon 1 sont de nouveau appelés aux urnes pour élire leurs conseillers départementaux. Ils sont deux binômes encore en lice dans ce canton. Vanessa Bournel, conseillère départementale sortante, et Joaquim Pueyo, candidats du Parti socialiste, sont arrivés en tête du scrutin, dimanche 20 juin, avec 50,53 % des voix.

La ville d’Alençon - et ses 20 bureaux de vote - est coupée en deux. D’un côté, Alençon 1 avec Cerisé ; de l’autre, Alençon 2 avec Saint-Germain-du-Corbéis. Service Infographie Ouest-France
Face à eux, Patricia Boisnard (Les Républicains) et Philippe Drillon (divers droite), deuxièmes du premier tour du scrutin, avec 23,45 % des voix, sur le canton d’Alençon 1. La bataille s’annonce rude pour eux.
Les quatre candidats ont accepté de répondre à nos questions.
Si vous êtes élu(e)s, quel sera le premier dossier que vous porterez pour le canton d’Alençon 1 ?
Vanessa Bournel et Joaquim Pueyo : Si nous sommes élus, notre priorité sera la santé. Pour cela nous souhaiterions rétablir l’équité des Ornais et des Ornaises bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) à qui le conseil départemental prélève 1,50 € sur chaque heure d’aide à domicile. Nous savons que l’État ne compense pas la totalité de cette prestation mais nous estimons ce n’est pas aux usagers de payer. Nous chercherons également à obtenir un fort engagement du Département dans le projet du nouvel hôpital d’Alençon.

Vanessa Bournel et Joaquim Pueyo, candidats PS sur le canton d’Alençon 1. Ouest-France
Patricia Boisnard et Philippe Drillon : Un des premiers dossiers sur lequel nous travaillerons est celui de l’attractivité de notre territoire. Il est vital pour le département et notre agglomération d’accueillir de nouveaux habitants et de nouvelles activités économiques porteuses d’emplois. Nous avons des atouts, une ville à taille humaine, un environnement préservé, et des richesses, un patrimoine exceptionnel, pour cela. Nous devons mieux communiquer, car c’est encore trop méconnu par ceux qui souhaitent changer de lieu de résidence.

Patricia Boisnard et Philippe Drillon sont les candidats de la droite sur le canton d’Alençon 1. DR
Quelle est, selon vous, la priorité des priorités de l’action départementale ?
V. Bournel et J. Pueyo : La question du vieillissement de la population doit être au cœur de l’action publique territoriale. Tout doit être fait pour que nos concitoyens puissent vieillir chez eux ou choisir leur lieu de vie dans le respect de leur liberté et de leur bien-être. Le Département doit renforcer l’aide à domicile, soutenir les projets de résidences autonomie ou intergénérationnelles et expérimenter des accompagnements pour lutter contre l’isolement.
P. Boisnard et P. Drillon : La priorité des priorités des Français, des Ornais et des Alençonnais, c’est la santé ! Le département agit déjà beaucoup et devra poursuivre son action en développant le centre départemental de santé par l’accueil de nouveaux médecins (généralistes et spécialistes), en accompagnant la création des pôles de santé dans les communes, en favorisant le déploiement de la télémédecine et en soutenant la création d’un nouvel hôpital sur Alençon. La santé c’est aussi de tout faire pour le maintien à domicile de nos aînés.
En tant qu’élu(e), que pouvez-vous proposer pour ramener les électeurs ornais devant les urnes ?
V. Bournel et J. Pueyo : L’abstention record n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde ; elle nous interroge sur les raisons du désengagement de nos concitoyens. Nous devons continuer à être proche et à l’écoute des habitants mais cela n’est plus suffisant. Mieux les associer à la vie locale et notamment les jeunes est plus que nécessaire. Sur la forme, on peut s’interroger sur la pertinence du vote par correspondance ou de l’allongement du temps de vote. Notre démocratie doit s’adapter à nos vies d’aujourd’hui.
P. Boisnard et P. Drillon : Outre les modalités des scrutins qu’il appartient au législateur de faire évoluer, les élus doivent être exemplaires dans leur action pour motiver les électeurs à revenir aux urnes. Nous appelons cela l’engagement par la preuve. Au-delà de nos permanences d’élus, nous nous engageons à faire chaque année une réunion publique de bilan de mandat justifiant des investissements réalisés et des subventions accordées, et tous les semestres, nous éditerons une lettre sur l’action du Département sur le canton.