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Electro 61, une entreprise de Sées à l’avenir incertain... |
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William Lemaître et David Vaulegeard, de la société Electro 61. © Ouest-France
Créée il y a trois ans à Sées (Orne), l’entreprise Electro 61, spécialisée dans le recyclage et la réparation, peine à prendre son envol malgré le nombre d’objets qui lui sont confiés chaque semaine. William Lemaître et David Vaulegeard, les deux associés, expliquent leur démarche.
En décembre 2021, William Lemaître et David Vaulegeard se sont associés pour créer Electro 61, à Sées. Ils avaient eu l’occasion de travailler ensemble par le passé. William cherchait à rebondir après un licenciement tandis que David souhaitait faire évoluer sa micro-entreprise. Ils partagent la conviction que le recyclage et la réparation valent mieux que le rebut, leur principe : Réparer plutôt que jeter
.
Tous deux sont animés par la volonté d’inscrire leur activité professionnelle dans une démarche éco responsable et sociale. Electro 61 est une entreprise de l’économie sociale et solidaire.
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Des activités diversifiées
L’entreprise assure réparation, maintenance, ventes de pièces détachées neuves ou d’occasion, reconditionnement de tout matériel électronique…
. Elle intervient aussi bien sur le téléphone portable ou le lave le linge d’un particulier que sur le matériel informatique de structures qui renouvellent leur parc et souhaitent le voir recycler.
Les compétences des deux entrepreneurs sont complémentaires, ils se disent têtus et vouloir savoir pourquoi cela ne fonctionne pas et trouver la solution
. Un site internet vient compléter l’activité, il permet de vendre les pièces détachées collectées et triées, quelque mille références y sont présentées
.
Par ailleurs, Electro 61 accueille des jeunes qui cherchent leur voie, des personnes en reconversion et des stagiaires de la formation continue
. William Lemaître dit l’importance de l’apprentissage en situations réelles de travail.
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Des difficultés multiples
William Lemaître indique ne pas souffrir du manque de travail, chaque semaine c’est entre trente et quarante objets à réparer ou recycler qui entrent dans l’entreprise ou 800 machines appartenant à des clients particuliers ou professionnels sont stockées
. Electro 61 est connue et appréciée pour la qualité de ses prestations le bouche-à-oreille fonctionne bien
.
Néanmoins, après trois ans d’activité, l’avenir de l’entreprise est incertain. William et David se disent à l’étroit dans les locaux, la vétusté des lieux ne permet pas d’envisager de nouvelles activités. Aujourd’hui, la trésorerie fait défaut, il faudrait un partenaire ou un investisseur pour pouvoir rebondir et poursuivre
.
Tous deux regrettent le manque d’accompagnement administratif et financier
au démarrage de leur entreprise et les lenteurs de l’administration. Ils continuent pourtant de servir au mieux leur clientèle et nourrissent des projets susceptibles de répondre à des besoins du secteur.