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Forte de son succès, La Ferme des Manets, à Semallé, pousse les murs et double sa surface de vente... |
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Quatre ans après avoir ouvert sa boutique de vente directe sur le site de la Ferme des Manets, à Semallé, Aurélien Manoury continue de se développer. Il vient d’agrandir ses bâtiments et part à la conquête des marchés du Mans. © Ouest-France
Après avoir agrandi les locaux de son magasin de vente directe à la ferme, ouvert il y a quatre ans, Aurélien Manoury se lance désormais à la conquête des marchés du Mans. Une belle réussite pour ce trentenaire dynamique, à la tête de la Ferme des Manets, dont il incarne la cinquième génération d’éleveurs bovins.
Il aurait pu continuer à développer tranquillement l’activité familiale d’éleveur bovin, dont il incarne la cinquième génération. Mais Aurélien Manoury n’a pas les deux pieds dans le même sabot.
Quatre ans après avoir lancé son magasin de vente directe sur l’exploitation de Semallé, quelques mois avant la crise du Covid-19, le patron de la Ferme des Manets ne cesse de se développer.
Il vient d’achever l’agrandissement de ses locaux, en passant d’une surface de 150 m² à 400 m2. Montant des travaux : 300 000 €.

Aurélien Manoury vient d’achever l’agrandissement de son site de vente directe à la ferme en doublant la superficie de ses bâtiments. Ouest-France
« Vu qu’on fabrique tout ici, on s’est vite retrouvé trop à l’étroit. Et puis, je me suis également rendu compte que pendant l’été on perdait des ventes, car on ne proposait pas de buffets froids comme des crudités », analyse le boucher de 32 ans, qui a donc pris le taureau par les cornes.
D’autres projets en carton
Résultat : « On a refait le laboratoire pour la charcuterie, qui est passé de 20 m² à 60 m². Ça a permis de mettre des réfrigérateurs et des fours plus grands. On a aussi fait une salle de pause pour les salariés et presque doublé la surface de vente du magasin, en passant d’une vitrine qui faisait 4 m à 7 m », détaille l’homme.
Désormais, les rôtis et les côtes de bœuf de race limousine ou encore les échines de porc, qu’il élève sur paille dans son exploitation, ont davantage de place pour s’épanouir sous l’œil de la clientèle.
Cet agrandissement de l’espace de vente lui a également permis de proposer un étal de fromages (une dizaine de variétés) en partenariat avec la fromagerie Mercier de Carrouges. « Comme ça les clients qui achètent de la charcuterie pour une raclette peuvent acheter du même coup le fromage qui va avec et ne sont pas obligés d’aller ailleurs pour en trouver », explique Aurélien Manoury qui, l’été venu, va y installer un choix de crudités et d’entrées froides. « Il n’est pas question de faire du traiteur et de proposer des plats chauds. Ce n’est pas notre métier et on a déjà assez à faire », témoigne-t-il.
D’autant plus que le trentenaire a encore d’autres projets en carton. Après les marchés d’Alençon où on peut le trouver le jeudi et le samedi, il part maintenant à l’assaut de la Sarthe. « À partir du mois de mai, on sera présent au Mans, au marché des Maillets, le mardi, et aux Jacobins le vendredi », précise le boucher qui, après avoir commencé seul, comptera désormais sept salariés dans son équipe.