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Françoise Caillon, de Mauves-sur-Huisne, présente « Cours, Térésa, cours ! »... |
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Avec malice et érudition, Françoise Caillon raconte Le Mans. © Ouest-France
L’autrice, professeure d’espagnol au collège Bignon de Mortagne-au-Perche (Orne) pendant plus de quarante ans, vient de publier un livre qui se déroule dans le vieux Mans (Sarthe).
Professeure d’espagnol au lycée Bignon de Mortagne-au-Perche (Orne) pendant plus de quarante ans, Françoise Caillon a choisi d’enseigner quelques années au Mans afin de mieux connaître cette ville. Elle vient de publier Cours, Térésa, cours !, dont l’intrigue se déroule dans le vieux Mans.
Un parcours dans la vieille ville du Mans
 Il s’agit un peu d’une mise en mots de mes balades pour remédier à ma très mauvaise mémoire. Le vieux Mans et ses alentours constituent la toile de fond de l’histoire : tout est prétexte à découvrir la ville et ses demeures comme en s’y promenant.Â
Celle qui écrit sous le nom de plume de Marie Alexandrine y fait référence à Paul Scarron, qui vécut au Mans de 1632 à  1640, et qui, dans son Roman comique, n’a pas épargné les Manceaux.
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 Comme lui, je m’adresse directement au lecteur.Â
Le roman évoque aussi l’enceinte gallo romaine qui constitue les fondations de la vieille ville, la dynastie Plantagenet, la cathédrale Saint-Julien, la guerre de Cent Ans avec Richard CÅ“ur de Lion…  À la demande de mon éditeur, j’ai développé le côté érudit, mais sans amoindrir l’aspect ludique du récit.Â
Un jeu de l’oie comme parti pris narratif
 J’ai voulu structurer mon roman en soixante-trois chapitres, en référence aux soixante-trois cases qui composent le plateau d’un jeu de l’oie. Celui-ci ressemble à un parcours de vie avec ses cases positives et celles plus tragiques, comportant des thèmes de prison, de mort… Térésa, l’une des deux protagonistes, jeune femme aide à domicile, très dynamique, joggeuse, rousse et intrépide est fréquemment confrontée à la thématique de la fin de vie. Tandis que Pierre, jeune professeur trentenaire et fleur bleue, vit dans un tout autre contexte, avec des problématiques d’éveil à la sexualité chez ses élèves. Ils luttent, avancent ou reculent en fonction des coups du destin pour arriver jusqu’à ce palais des oies, la dernière case, qui sera peut-être le paradis… Ou peut-être pas !Â
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Une galerie de thèmes et de personnages
Si Térésa et Pierre sont les personnages principaux,  on peut les comparer au Ragotin de Scarron, amoureux de mademoiselle de l’ÉtoileÂ
, d’autres figures émergent parmi les participants :  Une vieille femme, descendante de chouans, qui perd la mémoire. J’en profite pour évoquer le droit à mourir dans la dignité qui est un sujet qui me tient à cÅ“ur.Â
Admiratrice de Sybille de Bolardière et de Sarah Poulain, Françoise Caillon, dite Marie Alexandrine, s’y entend pour tresser, tisser et entremêler les histoires… Quoi de plus naturel pour l’épouse du vannier Régis Caillon ?
Cours Térésa, cours ! Marie Alexandrine, éditions Eric Jamet.