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Grâce à l’Epide d’Alençon, Thomas, 21 ans, va intégrer l’armée... |
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Sous le regard des encadrants de l’Epide, Thomas signe sont contrat avec l’Armée de terre. © Ouest-France
Après avoir quitté prématurément une formation de cuisinier, le jeune Manchot a bénéficié du soutien de l’institution alençonnaise d’insertion pour intégrer l’armée. Jeudi 15 février, il signe son contrat pour intégrer le troisième régiment d’artillerie de marine de l’armée de terre basé à Canjuers, près de Draguignan.
Il porte encore l’uniforme bleu marine de volontaire de l’Établissement pour l’insertion dans l’emploi (Epide) mais dès le mois prochain, Thomas, 21 ans, arborera le treillis camouflage du 3e RAMa de l’Armée de terre, basé à Canjuers, près de Draguignan. Ce jeune Cherbourgeois est un exemple de réussite pour l’Epide d’Alençon.
Son parcours est représentatif des succès de ce dispositif de réinsertion. « J’étais en apprentissage pour devenir cuisinier, mais je n’ai jamais terminé », raconte le futur soldat. Sans diplôme, Il décide de se tourner vers l’armée « Mais je n’ai pas réussi les tests physiques. J’étais trop juste, alors l’armée m’a orienté vers l’Epide. »
Mission accomplie
La mission de cette institution alençonnaise est d’accompagner les jeunes en situation de décrochage dans la construction d’un projet professionnel.
Pour Thomas, c’était très clair, au sein de l’Epide, « j’ai fait du sport, de la course, du renforcement musculaire pour pouvoir repasser les sélections » détaille le volontaire. Thomas en a aussi profité pour passer le code, avec succès, et bien entendu réussir son examen d’entrée dans l’armée. Il sera opérateur d’artillerie.

Du travail et de la fierté
Et quand il fait le bilan de son passage au sein de l’Epide, Thomas peut déclarer « Ici j’ai beaucoup travaillé pour réussir, j’ai fait beaucoup de sacrifices mais je suis fier de moi. »Cette fierté est partagée par l’établissement. Thomas sera mis à l’honneur ce vendredi midi lors d’une cérémonie hebdomadaire qui met en avant les volontaires ayant réussi.
En 2017, l’Epide d’Alençon a remis 62 jeunes volontaires sur les rails. Ils ont signé un contrat ou intégré une formation professionnelle.