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Il avait détourné 300 000 € : l’infirmier fraudeur condamné à trois ans de prison... |
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Trois ans de prison : c’est la peine prononcée contre un infirmier qui avait commis une vaste escroquerie au détriment de la Sécurité sociale entre 2014 et 2021. © Ouest-France
Soins surfacturés, patients soudoyés… Un infirmier, qui n’exerce plus aujourd’hui, a été condamné, ce jeudi 14 septembre 2023, à une peine de trois ans de prison par le tribunal judiciaire d’Alençon. Jugé en juin dernier principalement pour une vaste fraude à la Sécurité sociale et à la Mutualité sociale agricole, l’homme devra également verser plus de 420 000 € aux organismes floués.
Une peine de trois ans de prison qui n’est pas aménageable : c’est la décision rendue ce jeudi 14 septembre 2023 par le tribunal judiciaire d’Alençon à l’encontre d’un ex-infirmier d’Alençon aujourd’hui âgé de 60 ans.
L’homme a été reconnu coupable d’une vaste escroquerie à la Sécurité sociale et aux organismes sociaux, menée entre 2014 et 2021. Au total, quelque 300 000 € auraient été détournés.
Lire aussi : Soins fictifs, patients soudoyés… Un infirmier jugé pour 300 000 € de fraude à la Sécurité sociale
420 000 € pour les plaignants
Il devra, en outre, verser un total de plus de 420 000 € à l’ensemble des plaignants de ce dossier qui avait été jugé le 22 juin dernier lors d’une audience marathon qui avait duré près de douze heures.
Sur les quatre autres personnes qui avaient comparu ce jour-là, deux autres infirmiers et le secrétaire du cabinet ont également été reconnus coupables d’escroquerie et de complicité. Ils ont été condamnés à des peines allant de deux à douze mois de prison avec sursis. L’ex-épouse de l’infirmier, poursuivie pour blanchiment, a été relaxée des poursuites engagées à son encontre.
Un salaire mensuel de 11 000 € et 17 voitures
Dans ce dossier tentaculaire, le principal mis en cause n’avait pas lésiné sur les moyens pour parvenir à vivre comme un nabab. Grâce à un salaire mensuel de 11 000 € en moyenne, il s’était notamment offert 17 belles voitures et avait passé une décennie à parcourir le globe lors de 49 voyages à l’étranger. Des périodes de vacances durant lesquelles des actes infirmiers étaient toujours déclarés.
Il faut dire que l’infirmier n’y allait pas avec le dos de la cuillère : actes fictifs et frais kilométriques afférents, surfacturation… L’homme utilisait même les cartes vitales de certains patients vulnérables pour gonfler son chiffre d’affaires. Une fois le pot aux roses découvert, il aurait même tenté de soudoyer quelques-uns de ses patients pour qu’ils le dédouanent.