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Il transportait une carabine chargée dans sa voiture à Alençon : le chasseur condamné... |
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L’homme dit avoir participé à une partie de chasse trois jours avant les faits et que son arme s’était enrayée. Sauf que dans la procédure, des agents de l’OFB n’ont eu aucun mal à la décharger. Sa défense n’a donc pas convaincu les magistrats (photo d’illustration). © Archives Jérôme FOUQUET / Ouest-France
Contrôlé par la Bac, un chasseur avait une carabine chargée à l’arrière de sa voiture, à Alençon (Orne), le 15 janvier 2025. Il a été condamné par le tribunal, qui lui a retiré son permis de chasse, ce mercredi 12 mars 2025.
En patrouille dans le quartier de Perseigne à Alençon (Orne) le 15 janvier 2025, la brigade anticriminalité (Bac) contrôle un conducteur, constatant qu’un de ses phares fait défaut. L’homme de 65 ans est connu de la justice pour de nombreux délits routiers. Il est manifestement ivre et s’est vu retirer son permis de conduire en juin 2024. Mais surtout, de multiples cartouches de fusils se trouvent dans la voiture.
Pour cause, une carabine dans son étui est découverte à l’arrière du véhicule. L’arme est chargée. « Donc monsieur circule dans un quartier où se trouvent de nombreux enfants, avec sa voiture qui ne peut pas être fermée, avec une arme chargée dans un étui qui n’est pas verrouillé », résume la procureure Amandine Bogaert, ce mercredi 12 mars 2025. L’homme avait été présenté au tribunal d’Alençon en comparution immédiate deux jours après l’interpellation, mais avait demandé un délai pour préparer sa défense.
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Retrait du permis de chasse
Ce chasseur dit avoir participé à une partie de chasse trois jours avant les faits. « L’arme avait un problème de mécanique. Je n’arrivais pas à la décharger. Or, l’armurier était fermé », plaide-t-il, pour tenter d’expliquer la présence de l’arme à ce moment-là. Seulement, lors de la procédure, des agents de l’OFB (Office français de la biodiversité) « ont réussi très facilement à la décharger », note la procureure. Sa version ne convainc pas les magistrats.
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Munition de 357 Magnum
En outre, le lendemain, la gendarmerie perquisitionne le domicile de son père, où il habite, et y découvre une munition de 357 Magnum, ainsi que deux autres fusils, déclarés, eux.
Le parquet requiert neuf mois de prison dont six avec sursis probatoire. Il écope finalement de quatre mois de prison sous surveillance électronique, avec l’obligation de soin, de repasser le permis de conduire, l’interdiction de détenir ou de porter une arme, le retrait de son permis de chasse pendant deux ans, la confiscation des armes et 150 € d’amende.