|
Interpellé avec du crack, il se rebelle pour récupérer sa drogue : un homme jugé à Alençon... |
1
L’homme avait acheté son crack dans la tour Péguy, l’un des quatre points de deal du quartier de Perseigne. © Archives Ouest-France
Alors qu’il venait d’acheter une dose de crack dans le quartier de Perseigne, à Alençon (Orne), un homme de 39 ans a été interpellé par la police, le 17 novembre 2023. Il s’est rebellé et a blessé les trois policiers, ce qui lui a valu d’être jugé par le tribunal ce mardi 11 février 2025.
Pour lutter contre le trafic de stupéfiants gangrenant le quartier de Perseigne, à Alençon (Orne), les policiers s’attaquent aussi aux consommateurs. Le 17 novembre 2023, ils repèrent un homme de 39 ans qui vient d’acheter sa dose de crack dans la tour Péguy et le réceptionnent aussitôt, rue Victor-Hugo.
Dans un premier temps, le trentenaire leur remet la drogue, avant de soudainement tenter de prendre la fuite. Les policiers le maintiennent, il essaie de les frapper. « Je les mets au sol », raconte-t-il à la barre du tribunal, ce mardi 11 février 2025. Les policiers reçoivent ensuite des coups de pied. Un policier a la veste déchirée et manque d’être frappé aux parties génitales. « C’est venu malgré moi », plaide-t-il devant le juge.
Lire aussi : ENTRETIEN. « Un trafic cassé est vite remplacé » : à Perseigne, le difficile travail de la police
Psychoses schizophréniques
En outre, le tribunal le juge pour avoir détruit la vitrine d’un commerçant d’Alençon, rue aux Sieurs, le 7 février 2024.
Toxicomane depuis ses 12 ans, consommateur de crack depuis février 2023, l’homme est sujet à des épisodes de psychoses schizophréniques. En juillet 2024, alors en rupture de soin, il avait poussé une femme âgée en centre-ville d’Alençon en proférant des propos incohérents : le tribunal l’avait alors déclaré irresponsable pénalement. Il est hospitalisé sous contrainte au centre psychothérapique de l’Orne.
En se basant sur une expertise psychiatrique, le tribunal a déclaré que son discernement était altéré au moment des faits. Il est condamné à quatre mois de prison avec sursis probatoire.