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L'Aigle. Les autres mondes d’Ophélie Asch en exposition... |
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Olivier Beer, commissaire d’exposition et Ophélie Asch, artiste peintre, propriétaires de l’hôtel Colombel, présentent leur deuxième exposition avec de nouvelles salles. © Ouest-France
Ophélie Asch et Olivier Beer ont acquis l’an passé l’hôtel Colombel de la Rousselière, pour qu’il devienne un lieu d’expositions artistiques. Quatre artistes sont exposés tout l’été.
Lundi, dans les rues aiglonnes désertes, le portail de l’hôtel Colombel s’ouvre sur la jolie cour aux quatre rosiers qui fleurissent généreusement les façades de brique. Olivier Beer et Ophélie Asch, accueillent pour une visite en avant-première de l’exposition qui démarre aujourd’hui.
Pas de temps à perdre, ici et là, un peintre termine un panneau, et un électricien installe un éclairage. Ça a bien changé depuis l’année dernière, où l’ancienne école des Dames-de-Marie avait gardé son cloisonnement, ses portes de placard alignées au bout du couloir aux lavabos, et ses immenses fenêtres donnant sur le jardin, autrefois cour d’école. Pas question de gommer le passé de cet hôtel particulier, devenu propriété du diocèse (1863), que nous avons acheté dans l’idée de faire vivre des expositions artistiques
, annonce Olivier.
Les salles d’exposition rénovées
Le couple, qui réside sur place pendant une partie de l’année, a entrepris des travaux pour l’accessibilité et la rénovation des salles d’exposition. La saison s’annonce encore plus lumineuse à l’hôtel Colombel, grâce ici à une cloison abattue, là, des pièces repeintes aux couleurs minutieusement choisies. Des éclairages gradués, linéaires ou spots soulignent les œuvres. Olivier Beer rappelle à destination des visiteurs locaux qu’il faut y voir, ici à L’Aigle, l’occasion de découvrir les œuvres d’artistes de renommée internationale dans cet édifice du XVIIIe siècle, classé aux Bâtiments historiques depuis 1981.
Dès que l’on passe la porte, L’Entre mondes mystérieux de l’univers artistique d’Ophélie Asch, s’offre au visiteur. « Je peins en écoutant de la musique », dit l’artiste passionnée par cette technique qui « nourrit son inspiration. » Les œuvres exposées forment la série En écoutant. Aux pinceaux et sur toiles, créant elle-même ses couleurs et pigments purs, Ophélie Asch est partie d’études de philo, elle a mis une dizaine d’années, au gré d’expositions internationales, tout en « composant et mélangeant à l’infini les couleurs ».
Ainsi est née sa propre peinture abstraite. Son signe distinctif, « une certaine façon d’augmenter la ligne de vibration présente sur chaque tableau », dirait Olivier. Ophélie confirme en souriant devant l’une de ses toiles, « pinceau en mains, on n’agit pas de la même façon en écoutant Bach, Chostakovitch, ou Vivaldi ! »
Avec Ophélie Asch, trois autres artistes
Stéphane Couturier, photographe plasticien français, spécialisé dans la photo d’architecture, prix Niépce Gens d’Images 2003, expose une série de photographies Toyota Etc.
Stéphane Duroy. D’abord photographe de presse, l’artiste interroge le rapport à l’histoire, à la fois documentaire et conceptuelle d’une Europe du XXe siècle, dans cette série de photographies sur Berlin, l’Angleterre, Alger…
Jean-Michel Jaudel. Le plasticien parisien récupère des objets qui ont perdu leur utilité première et les installe en boîtes, pour faire naître une histoire au titre drôle et pertinent. Conjugaison des univers artistique et humoristique, et même caustique, de l’auteur.
Vendredi 18 juillet, de 14 h 30 à 19 h 30, vernissage des Rencontres de Colombel. Expositions visibles tout l’été au 28, rue des Emengeards. Gratuit. Après le vernissage, s’inscrire pour réserver par mail : rencontres.de.colombel@gmail.com