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L'hôpital dévoile ses trésors de dentelle et de broderie... |
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L'hôpital dévoile ses trésors de dentelle et de broderie
Plus de 200 pièces de dentelles et broderies dormaient depuis des annéesdans une des pièces de l'Hôtel-Dieu. Un inventaire a été réalisé.
Depuis quelques mois maintenant, l'hôpital redécouvre son patrimoine historique et le fait partager aux Alençonnais. Sous l'égide de Patrick Rigault (attaché culturel de l'hôpital), les événements culturels se multiplient à l'hôpital : la chapelle a été ouverte pour les dernières Journées du patrimoine, une exposition photo sur les lieux cachés de l'Hôtel-dieu a été organisée... « C'est lors des visites des anciens bâtiments, pour préparer cette exposition, que nous sommes arrivés dans une pièce qui contenait un véritable trésor d'art religieux, se souvient Patrick Rigault. Parmi les statues, les crucifix et les habits de cérémonies que nous avons montrés, se trouvaient plusieurs caisses et boîtes... ».
Pas de point d'Alençon
Des boîtes poussiéreuses qui n'avaient pas bougé depuis des années et qui renfermaient plus de 200 pièces de dentelles et de broderie. « Il fallait absolument répertorier ce patrimoine et le faire expertiser par quelqu'un qui s'y connaissait », ajoute Patrick Rigault. Et c'est Hugues Pasquier (attaché de conservation au musée des Beaux-arts et la dentelle) qui s'en est chargé. « Il y a un peu de tout dans ces caisses, dit l'expert. Du filet brodé, de la broderie à jour, du tulle brodé... Mais il y a aussi des dentelles de Calais, au fuseau dite Valenciennes ou encore des imitations de point de Venise ancien. Malheureusement, pas de Point d'Alençon ». Des pièces datant de 1880 à 1950 et qui sont toutes en rapport avec la chapelle de l'Hôtel-dieu : « Les motifs, les styles... Toutes ces pièces se rejoignent, explique Hugues Pasquier. Nous avons des manchettes, des cols, des habillages d'autels, des surplis... À chaque fête religieuse son style, ce qui explique le nombre si important ».
Ces pièces ont sans doute été réalisées par les soeurs qui étaient à l'Hôtel-Dieu jusqu'en dans les années 1970 et qui ont disposé à une époque d'un atelier de dentelle, « et ce sont peut-être elles aussi qui ont confectionné les draps aux armes de la duchesse De Guise que nous avons retrouvés dans l'ancienne lingerie et qui datent des années 1720 ». Duchesse de Guise qui a été une des bienfaitrices de l'Hôtel-dieu en son temps.