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L’usine Salles, symbole de l’industrie textile à La Ferté-Macé, emploiera jusqu’à 400 salariés

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photo  l’usine salles à la ferté-macé, dans l’orne, produisait jusqu’à 1,5 million de m² de tissus.  ©  michel louvel 2

L’usine Salles à La Ferté-Macé, dans l’Orne, produisait jusqu’à 1,5 million de m² de tissus. © Michel LOUVEL

Ces anciennes usines de textiles dans le Bocage 1/5. Entre 1875 et 1900, le tissage mécanique est à son apogée à La Ferté-Macé, dans l’Orne. Neuf usines emploient 2 500 salariés, parmi elle : l’usine Salles, crée en 1864, elle fermera quatre-vingt-dix ans plus tard.

Au XIXe siècle, La Ferté-Macé, dans l’Orne, est un bastion économique du textile fort dans le département. Parmi les usines de tissage emblématique, celle de la famille Salles, au sommet de son activité, emploie 400 salariés.

Une production annuelle jusqu’à 1,5 million de m² de tissus

Michel Louvel, greeter à La Ferté-Macé et spécialiste de l’histoire locale, a écrit un ouvrage en 2021 sur la famille Salles. « Elles ont été conservées, c’est rarissime d’avoir toutes les archives d’une entreprise », commente-t-il. Entre 1820 et 1860, La Ferté-Macé connaît un essor dans l’industrie textile, 150 fabricants ont 1 500 tisserands à domicile. « L’activité a pu se développer car il y avait du chanvre et du lin à proximité et de la main-d’œuvre bon marché. Les fabricants faisaient appel aux paysans qui avaient besoin d’un complément lors de la saison morte. Ils tissaient à la main à domicile », poursuit Michel Louvel.

photo l’usine salles employait jusqu’à 400 salariés à la ferté-macé, dans l’orne.  ©  ouest-france

L’usine Salles employait jusqu’à 400 salariés à La Ferté-Macé, dans l’Orne. Ouest-France

Ainsi, François Salles (1792-1875) originaire de Saint-Maurice-du-Désert, issu d’une famille très pauvre commence à son propre compte puis parvient à emprunter à son voisin et futur fournisseur Pierre Lefèvre, agriculteur qui cultive du lin, pour acheter son premier métier à tisser. De fil en aiguille, il se développe. « Il crée son atelier en 1820, rue de la Barre, les fils à tisser proviennent de la région de Flers, et le coton provient davantage du nord de la France, le tissu est fabriqué à partir de lin et de chanvre, puis avec du coton. »

En 1864, l’usine Salles s’installe rue des Cinq-Frères-Robinet, en face du centre aquatique actuel, pour faire face aux nouvelles concurrences d’Outre-Manche. « Il y avait des contestations à l’époque, on avait peur que les machines à vapeur explosent et que la fumée se propage partout. »

À son apogée, l’usine Salles emploie 400 salariés et produit 1,5 million de m² de tissus avec 280 tissages mécaniques. La ville de La Ferté-Macé compte jusqu’à 10 000 habitants et des traces de ce passé existe toujours, notamment les maisons bourgeoises. « Les deux frères Salles gagnaient l’équivalent de 3 000 années d’un salaire d’un ouvrier annuel. Ils avaient une fortune colossale. Ils ont même acheté des châteaux », explique Michel Louvel.

La concurrence anglaise

Un peu avant la Première Guerre mondiale, l’industrie textile régresse à La Ferté-Macé pour plusieurs raisons. « Les Anglais produisaient les machines à tisser, donc c’était moins cher. Ils avaient aussi du charbon à proximité au nord de l’Angleterre et au Pays de Galles. En 1870, une étude montre que le coût de production est 17 % plus cher dans le Bocage qu’en Angleterre. Enfin, les ouvriers anglais conduisaient plusieurs machines. En France, quand il a fallu demander aux ouvriers qu’ils fassent cela, il y a eu des grèves », avance le spécialiste de l’histoire locale. Durant la guerre, l’usine produit en urgence pour l’armée des toiles pour des tentes, pour des sacs de couchage ou pour des sacs à distribution, mais les commandes pour les civils chutent. L’entreprise est aussi mobilisée lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le déclin s’illustre aussi par la perte de population de La Ferté-Macé qui ne compte plus que 5 800 habitants en 1954. À cette date-là, l’usine Salles cesse définitivement son activité. « Cela s’est fait en douceur, comme aujourd’hui, les départs n’étaient pas remplacés, puis progressivement l’usine a fermé. » Le bâtiment abritera ensuite, une société de peinture, puis servira de stockage à Bagster. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une friche.

La famille Salles à La Ferté-Macé, une dynastie du textile au cœur d’une ville industrielle au XIXe et première moitié du XXe siècle , Michel Louvel, le Pays bas normand.

 
Maxime ARNOULT.    Ouest-France  

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