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La Ferté-Macé. Bagster développe de nouveaux produits... |
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Emmanuel Kratz est le nouveau propriétaire de l’entreprise Bagster. © Ouest-France
L’entreprise de La Ferté-Macé, spécialisée dans les équipements de la moto, développe également des équipements pour le vélo. La relocalisation devient aussi possible pour l’entreprise.
La société Bagster a été créée à La Ferté-Macé en 1984, par Jacques Nicolas. En raison de son développement, la société s’est, par la suite, installée zone des Peupliers, dans un bâtiment de 2 500 m². Depuis, l’entreprise a bien évolué et en 2006, lors du départ du créateur, Bagster a rejoint le groupe holding Trophy. Puis, l’entreprise a été reprise, en 2011, par le groupe 2RH, dont le siège est situé à Marseille
Emmanuel Kratz, originaire de Lorraine et ayant travaillé à l’international, dirigeait l’entreprise de La Ferté-Macé depuis octobre 2012. En avril, il l’a rachetée au groupe 2RH et est donc devenu le nouveau propriétaire. Bagster est devenu Bagster SAS (société par actions simplifiées)
Développer à l’international
La société va poursuivre son activité avec les mêmes produits de bagagerie et de sellerie pour la moto, ainsi que des housses d’extincteur ou encore des bâches de remorque, des pochettes pour la poste et des tabliers.
« L’entreprise innove aussi en proposant des produits pour le vélo (en particulier selles, sacoches normales et sacoches de cadres), explique Emmanuel Kratz. L’objectif de l’entreprise est aussi de développer le made in France. La forte augmentation du coût et des délais de transport redonne un avantage pour fabriquer localement. »
Bagster SAS réalise 70 % de son chiffre d’affaires en France, et même si la concurrence est forte, l’entreprise exporte aussi dans toute l’Europe et vers d’autres pays. Le développement de l’exportation semble un objectif pour l’avenir.
La crise fragilise le marché de la moto et donc les équipements, cependant, le propriétaire de Bagster SAS souhaite en se diversifiant, « augmenter de 50 % son chiffre d’affaires dans les prochaines années ».
L’entreprise emploie 50 salariés. « Les compétences des salariés fertois dans le piquage et la sellerie constituent un atout pour l’entreprise » , insiste le nouveau propriétaire. Celle-ci dispose aussi d’un bureau d’études avec une nouvelle ingénieure, formée à l’école de textile de Lille, et deux techniciens expérimentés.
Il n’en reste pas moins que la société peine à trouver des salariés formés (lors de départs en retraite par exemple). Le chef d’entreprise souhaite donc, « que des formations puissent préparer à ces métiers. Nous formons aussi des apprentis. Nos objectifs sont la quantité et la qualité. »