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Le programme Erasmus accessible dès la première au lycée Maréchal-Leclerc d’Alençon... |
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Les élèves qui partent cette année iront soit à Pontevedra soit à Cuenca, en Espagne. © Ouest-France
Plusieurs élèves de première et de terminale du lycée Maréchal-Leclerc d’Alençon (Orne) partent en Espagne chaque année grâce au programme Erasmus, organisé par deux professeurs du lycée.
Cela fait déjà quelques années que le programme est en place, nous souhaitons le développer et l’ouvrir à d’autres pays à l’avenir,
explique François Collet, professeur d’Espagnol au lycée Maréchal-Leclerc d’Alençon. Pour l’instant, nous avons des élèves de la filière service à la personne qui partent à Pontevedra, dans un Ehpad et des élèves de la filière commerce qui vont à Cuenca, travailler dans des boutiques.
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« À leur retour, les élèves ont grandi »
Ce sont souvent des élèves qui n’ont pas ou très peu voyagé, donc c’est la grande aventure pour eux »,
poursuit le professeur. À leur retour, les élèves sont changés, ils ont grandi
, raconte Cécilia Coubrun, professeure de biotechnologie, deuxième responsable du programme Erasmus au lycée. Ça m’a permis de découvrir une nouvelle culture. J’ai amélioré ma maîtrise de la langue et j’ai aussi gagné en maturité,
raconte Raghad, 18 ans, qui est partie l’an dernier. Si j’avais un problème, je devais le régler toute seule, sans les parents
, confie-t-elle.
Cela m’a permis d’apprendre de nouvelles techniques, car la façon de fonctionner là-bas est très différente
, explique Camille, 17 ans, à propos de son stage en Ehpad. Cela m’a aussi permis de dépasser ma timidité »,
confie-t-elle. Ah oui, et on a aussi pu découvrir la cuisine du pays
, tient à souligner Raghad.
Un programme ouvert à tous, quelles que soient les origines sociales
C’est un programme qui est ouvert à toutes et tous, quelles que soient les origines sociales,
ajoute Cécilia Coubrun. La bourse Erasmus prend tous les frais des élèves sélectionnés en charge : le voyage, le logement, la nourriture.
Le stage, d’une durée de trois semaines, est très formateur pour les élèves.
Le but n’est pas qu’ils ou elles deviennent bilingues, surtout pas sur un court séjour, mais plutôt qu’ils ou elles sortent de leur zone de confort. Nous accueillons des élèves Erasmus espagnols au lycée cette année et certains n’ont jamais étudié le français avant,
explique François Collet.
Un stage qui développe les compétences douces
Cela permet aux élèves de développer ces compétences que l’on appelle soft skills : la confiance en soi, l’autonomie, l’adaptabilité, etc
., indique Parizé Rugard, proviseur adjoint du Lycée Maréchal-Leclerc. Je tiens aussi à signaler que c’est très agréable de pouvoir s’appuyer totalement sur les collègues. Ils font un travail remarquable, tout est anticipé et s’il y a une surprise, c’est toujours une bonne surprise. Je les remercie encore »,
conclut-il.