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Le Quai des arts d’Argentan accueille deux ballets classiques revisités... |
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Deux ballets interprétés par la compagnie chorégraphique de François Mauduit. © Éric Fiaudrin
Vendredi 27 mars 2026, à Argentan (Orne), le chorégraphe François Mauduit, danseur professionnel, ex-soliste du ballet Maurice Béjart, propose avec sa compagnie, deux ballets : hommages et nouvelles lectures.
Le chorégraphe et danseur François Mauduit propose deux ballets vendredià Argentan. Il répond à nos questions.
Quelle est la genèse du Sacre du Printemps ?
Ce sacre est avant tout un hommage aux Ballets russes, troupe créée au début du XXe siècle par Diaghilev et qui a fait émerger des grands génies de la danse comme Nijinski, Pavlova, pour les costumes Chanel, la peinture de Picasso et surtout Stravinsky pour la musique. C’est aussi un hommage plus personnel à Béjart qui a créé sa version en 1959, chef-d’œuvre que j’ai eu la chance de danser.
Quelle lecture avez-vous faite de ce ballet ?
Alors que l’histoire originale parle de sacrifice et de mort pour que le printemps renaisse, j’en pris le contre-pied et traite d’un groupe d’humains qui fait appel aux éléments pour cette renaissance : quatre éléments interprétés par des créatures divines, chacune hommage à une grande figure des Ballets russes : le spectre de la rose pour la terre, la mort du cygne pour l’eau, l’oiseau de feu pour le feu, Apollon pour l’air. Un ballet assez court mais avec une musique très intense, qui met les danseurs dans une sorte de transe frénétique, un véritable choc sonore. Tous les apports de la danse classique et moderne sont utilisés afin de faire une chorégraphie aussi riche que la partition. Le travail en communion autour de cette œuvre est très important car l’unité du groupe va faire éclore les divinités et les divinités donnent le souffle au groupe. C’est donc un travail de longue haleine, d’équipe et cette communion doit se ressentir sur scène.
Une présentation du Sacre de la Danse donné en introduction ?
Le Sacre de la danse est un programme qui met en avant la richesse du vocabulaire de la danse classique qui n’est pas fait que de tutu ! Il y en a, mais ce vocabulaire permet de danser beaucoup de styles de ballet différents, avec de nombreuses références à la richesse du XXe siècle.
Vendredi 27 mars 2026, à 20 h. Tarifs, de 15 à 35 €. Durée deux heures, entracte inclus. À partir de 10 ans. Grignotte dès 19 h. Réservations au théâtre ou sur le site.