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Les maires de l’Orne protestent contre l’organisation de l’élection des délégués sénatoriaux... |
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Philippe Van Hoorne est à la tête de l’association des maires de l’Orne, et est également maire de L’Aigle. © Archives Ouest-France
Vendredi 9 juin 2023, les conseils municipaux éliront les délégués qui formeront le collège électoral pour les prochaines élections sénatoriales. Les maires de l’Orne critiquent la circulaire de l’État qu’ils ont reçue.
Vendredi 9 juin 2023, partout en France, les membres des conseils municipaux se soumettront à un vote. Il s’agit d’élire les délégués qui composeront la majeure partie du collège électoral qui élira 170 sénateurs le dimanche 24 septembre 2023.
L’AMO, l’association des maires de l’Orne et des intercommunalités, conduite Philippe Van Hoorne, maire de L’Aigle et conseiller départemental, fait savoir son mécontentement au sujet de l’organisation de ces élections.
Elle critique notamment « l’extrême complexité de la circulaire de quarante pages, établie pour toutes les communes, quel que soit leur niveau de population, et pour tous les départements concernés, sans différenciation des modes de scrutin. »
Un « diktat inacceptable »
L’AMO pointe également « les multiples contraintes matérielles et techniques imposées aux conseils municipaux, qui constituent autant de motifs d’irritations justifiés et s’apparentent à une sorte d’infantilisation malvenue ». Pour l’association, il s’agit d’un « diktat inacceptable » de l’État.
« S’ils admettent la nécessité de fixer un cadre au plan national, les maires de l’Orne refusent un tel excès de directives, totalement déconnecté des réalités du terrain que les élus locaux, eux, touchent du doigt au quotidien et, en particulier, maîtrisent parfaitement l’organisation de toutes les élections qui ne pourraient se tenir sans leur mobilisation », indique le communiqué de l’AMO.