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Municipales 2026 : dans 93 % des communes, tout se jouera dimanche, dès le premier tour... |
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48,7 millions d’électeurs pourront s’exprimer aux élections municipales des 15 et 22 mars. © Marc Ollivier, archives Ouest-France
904 042 candidats, répartis entre 50 478 listes, brigueront un mandat d’élu local de six ans, les dimanches 15 et 22 mars. 76 % des électeurs affirment que c’est la situation politique locale qui déterminera leur vote, avant les enjeux nationaux et internationaux.
Élection préférée des Français avec la présidentielle, doit-on s’attendre à une forte participation, dimanche, à l’occasion des municipales ? Les candidats en campagne disent sentir un engouement pour ce rendez-vous. Cet enthousiasme existe-t-il également dans les très nombreuses communes où seule une liste est en lice ?
Combien d’inscrits sur les listes électorales ?
48,7 millions d’électeurs pourront s’exprimer aux élections municipales des 15 et 22 mars. Parmi eux : 358 000 Européens, dont 115 100 Portugais, 56 900 Italiens, 54 800 Belges… Selon l’Insee, 95 % des Français en âge de mettre un bulletin dans l’urne figurent sur les listes des mairies. Un pourcentage stable depuis quatre ans. À noter que dans neuf communes sur dix, là où il n’y a pas plus de deux listes, on connaîtra dimanche soir l’identité de l’équipe victorieuse. Le second tour concernera surtout les grandes villes.
Des couacs ?
Le ménage n’a pas toujours été bien fait dans toutes les listes électorales. Ainsi, à Marseille (Bouches-du-Rhône), 785 centenaires figurent toujours sur les registres de vote, dont une femme née en 1905 en Italie (ce qui en fait potentiellement la doyenne inconnue de l’humanité) et vingt et un hommes et femmes de plus de 110 ans. On peut raisonnablement penser que plusieurs d’entre eux ont définitivement quitté les rives du Vieux-Port, sans être radiés. Selon la mairie, les personnes décédées à l’étranger ne sont pas systématiquement retirées des listes, faute de documents attestant de leur fin de vie.
Les Français se rendront-ils nombreux dans les bureaux de vote ?
Bien des candidats le disent : ils sentent chez les électeurs un intérêt « de plus en plus grand » pour ce scrutin de proximité. La participation sera-t-elle aussi élevée que lors des législatives anticipées de 2024 (plus de 66 %) ? Similaire à celle des échéances locales de 2014 (63 %) ? Traditionnellement, les municipales et la présidentielle sont deux rendez-vous prisés par les Français. Même dans les 68 % de communes où une seule liste est en lice ?
Dans quel but s’exprimeront les électeurs ?
Selon une enquête menée par Ipsos et BVA, 76 % des Français affirment que c’est la situation politique locale qui déterminera leur vote. Avant les enjeux nationaux et internationaux.
Aucun enjeu national, vraiment ?
Si, un peu. Le Rassemblement national et les Insoumis, outre leur désir de remporter certaines mairies, auront aussi pour objectif de déboulonner certaines personnalités de gauche et de droite. Au Havre (Seine-Maritime), par exemple, le RN espère se maintenir au second tour pour faire battre Édouard Philippe et l’empêcher ainsi de concourir à la présidentielle. Ce qui ferait un candidat de moins face à Marine Le Pen ou Jordan Bardella. Chez LFI, la stratégie est de mettre en minorité Benoît Payan à Marseille ou encore Emmanuel Grégoire à Paris, afin d’apparaître comme la seule force de gauche pour la présidentielle.