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Municipales à Alençon. Battue, la majorité sortante est à « la fin d’un cycle », estime Alain Gallerand (divers gauche)... |
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Alain Gallerand et le maire sortant Joaquim Pueyo, dimanche 22 mars, lors des résultats des élections municipales. © Ouest-France
Arrivé troisième du second tour des élections municipales à Alençon (Orne), dimanche 22 mars 2026, Alain Gallerand est le grand battu du scrutin. Celui qui porte le bilan de la majorité sortante et de Joaquim Pueyo a donné une première analyse de la défaite de la gauche, au pouvoir depuis dix-huit ans.
Le visage fermé, assis aux côtés de Joaquim Pueyo, Alain Gallerand regarde les derniers résultats des bureaux de vote s’afficher à la halle aux Toiles. Alors que les soutiens de Sophie Douvry se massent au pied de la scène, le candidat divers gauche ne se fait plus d’illusion : il a perdu les élections municipales à Alençon (Orne). En obtenant 19,86 % des suffrages exprimés, la défaite est cinglante pour la majorité sortante qui se classe troisième, derrière Sophie Douvry (divers droite) et Oscar Piloquet (Union RN – UDR).
« On n’a jamais parlé d’école »
Elle perd vingt-deux points par rapport au second tour en 2020. En politique, il y a une direction qui est prise puis quelque temps plus tard, il y a une autre direction. Il faut comprendre qu’on est à la fin d’un cycle, analysait à chaud le candidat de 65 ans. En Normandie, il y a des villes qui ont basculé.
Quelques heures avant le dénouement, Alain Gallerand est revenu sur la campagne qu’il a menée. Figure de l’ombre pendant les deux mandats de Joaquim Pueyo, l’ancien directeur général des services du maire sortant a pris la lumière en conduisant une liste sociale-démocrate qui est restée soudée jusqu’à la fin
. Il estime que les thèmes nationaux ont pris le dessus sur les enjeux locaux. On n’a jamais parlé de l’école alors que c’est la base de notre société
, illustre-t-il.
« Une opposition exigeante »
La gauche aura trois sièges au conseil municipal. Alain Gallerand sera-t-il présent ? Oui, bien sûr
, répond l’intéressé qui promet d’incarner une opposition constructive et exigeante car il s’agit maintenant de mettre en œuvre les projets qui sont attendus par les Alençonnais
. Et de conclure par un message aux électeurs de gauche : Gardons espoir. Dans six ou sept ans, une autre campagne s’ouvrira.