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Positif à la cocaïne, au cannabis et sans permis, il double dangereusement les gendarmes dans l’Orne... |
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L’homme jugé par le tribunal d’Alençon est en récidive légale : son casier comporte 27 mentions, notamment de multiples délits routiers (photo d’illustration). © Archives Ouest-France
Un conducteur avait doublé les gendarmes en franchissant une ligne continue, le 25 mars 2024 au Bouillon (Orne). Ce multicondamné pour des délits routiers conduisait sans permis et était positif à la cocaïne et au cannabis. Le tribunal d’Alençon le jugeait ce jeudi 20 mars 2025.
« Les faits sont d’une simplicité déroutante et, surtout, fatigante. » La juge Agathe Racois le dit d’autant plus que c’est elle qui a prononcé la précédente condamnation du prévenu. L’homme de 44 ans, jugé ce jeudi 20 mars 2025 au tribunal d’Alençon (Orne), a 27 mentions à son casier judiciaire et ne semble pas mettre fin aux infractions routières.
Le 25 mars 2024, à 16 h 10, il conduit au niveau de la commune du Bouillon. Le véhicule d’en face ne va pas assez vite à son goût, alors il le double. Tant pis si une ligne continue interdit formellement tout dépassement.
Pour aller à Easy Cash
Sauf que le conducteur n’a pas été assez attentif : il vient de doubler dangereusement les gendarmes. Il est aussitôt contrôlé. L’homme n’a pas seulement commis cette contravention, il est aussi positif à la cocaïne - du crack consommé quelques jours avant -, au cannabis, et son permis de conduire a été annulé. Pourquoi devait-il absolument conduire ce jour-là, quitte à se mettre hors-la-loi ? « Vous avez emprunté la voiture de votre mère pour accompagner un ami à Easy Cash », soupire la juge.
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« S’il se tue sur la route, c’est son problème, tonne la procureure Cécile Marot-Quéré. Mais s’il finit par tuer quelqu’un, c’est différent. » Elle requiert notamment dix mois de prison et la révocation d’un sursis à hauteur de deux mois. Il est finalement condamné à dix mois de prison et la révocation d’un sursis probatoire à hauteur de deux mois, peine qui sera effectuée sous bracelet électronique, ainsi qu’à l’interdiction de passer le permis pendant quatre mois et 135 € d’amende.