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Poursuivi en justice pour des irrégularités, le parc animalier d’Écouves vit «une année compliquée»... |
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Vincent Chauvin, directeur du parc animalier d’Écouves (Orne). © Archives Ouest-France
L’année 2024 est compliquée pour le parc animalier d’Écouves dans l’Orne. L’établissement touristique est poursuivi par la justice pour des irrégularités. Le directeur évoque des projets engagés avec son personnel.
Condamné mercredi 3 juillet 2024 par le tribunal correctionnel de Coutances (Manche) à fermer son établissement pendant un mois et à faire des travaux, Vincent Chauvin nous a ouvert les portes du parc animalier d’Écouves, dans l’Orne. Le directeur, poursuivi pour des manquements de sécurité et une exploitation irrégulière d’animaux non domestiques, a fait appel de la décision de justice. « En dix-huit ans d’existence, 2024 est l’année la plus compliquée, confie Vincent Chauvin. Pour la première fois, le chiffre d’affaires n’est pas en hausse. On va perdre un peu d’argent. »
« On continue d’avancer »
Toutes les sanctions sont levées temporairement en attendant l’examen de l’affaire en cour d’appel. « On continue d’avancer et de convertir le négatif en positif, assure le responsable. L’année est contrastée entre nos soucis qui nous freinent et la motivation de l’équipe qui travaille dur pour améliorer le parc. Il y a eu de très bons moments comme la naissance pour la première fois d’un bison d’Europe. Nous sommes aussi très soutenus par notre clientèle. » Les messages laissés par les visiteurs louant le côté « agréable » du site donnent de la motivation à Vincent Chauvin et sa petite équipe.
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Des réaménagements à venir
En coulisses, le personnel va engager des réaménagements. Dans les prochaines semaines, la zone asiatique sera totalement repensée pour améliorer « le confort des animaux ».
Autre élément important : la formation. Les soigneurs sont formés à la téléinjection par une équipe vétérinaire basée à Sées (Orne) et spécialisée dans la faune sauvage. « Un de mon équipe est aussi habilité à faire du transport d’animaux vivants, ajoute Vincent Chauvin. Je souhaite aussi les emmener dans d’autres établissements zoologiques pour qu’ils acquièrent de l’expérience. »