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Progressivement, Orn'en ciel fait son nid... |
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Pour François Vandenberghe, le président d'Orn'en ciel, entouré de quelques membres du comité d'administration, l'association permet de parler plus facilement de l'homosexualité.
L'association gay et lesbienne a fêté sa première année d'activité en finde semaine. Son président, François Vandenberghe dresse le bilan.
Quel est le bilan de cette première année ?
Nous comptons déjà une trentaine d'adhérents venus de tout le département de l'Orne. Parmi lesquels, une faible part de personnes hétérosexuelles. L'association continue de se développer progressivement. Nous organisons toujours un rendez-vous à Alençon, le mardi soir à partir de 21 h, au bar Le Shetland. Par ailleurs, nous assurons aussi une permanence à l'espace Pyramide, le premier jeudi de chaque mois, entre 18 h et 20 h. Cela nous permet de rencontrer des personnes qui ne se sentent pas forcément à l'aise pour parler de leur homosexualité dans un café. Enfin, le point d'orgue de cette année a été la grande soirée de l'association organisée le 21 avril.
Quels ont été les apports de l'association en matière de lutte contre l'homophobie dans l'Orne ?
A défaut de lutter contre l'homophobie, l'association Orn'en ciel nous a permis de parler de l'homosexualité. D'ailleurs, une rencontre faite lors du forum des associations nous a ensuite permis d'intervenir auprès de quatre groupes d'élèves de l'école de la Croix-Rouge. Des étudiantes en filière assistance sociale ont aussi profité de notre permanence à l'espace Pyramide pour venir parler avec nous, afin de donner un autre angle à un exposé qui portait sur la sexualité. Enfin, nous avons organisé deux débats sur la monoparentalité et l'acceptation de l'homosexualité dans les familles. Nous aimerions maintenant réussir à intervenir dans les milieux scolaires (collèges, lycées). Mais avant cela, certains d'entre nous vont devoir obtenir les agréments indispensables pour témoigner en milieu scolaire.
Quelles sont les nouveautés à venir ?
Nos adhérents viennent de toute l'Orne. Et nous en avons perdu quelques-uns, car le rendez-vous alençonnais du mardi soir n'était pas forcément pratique. A partir de septembre prochain, le premier et le troisième jeudis de chaque mois, un autre rendez-vous sera mis en place à Flers. Au café le Why Not. Nous espérons ainsi répondre aux attentes des gays et lesbiennes vivant dans cette partie du département, en leur donnant aussi l'opportunité de nous rejoindre et de partager leur vécu.
La Journée mondiale de lutte contre l'homophobie est prévue jeudi 17 mai. Qu'avez-vous prévu à Alençon ?
Rien. Hélas. L'association est encore jeune. Nous avons dépensé beaucoup de temps et d'énergie pour préparer notre soirée du 21 avril. Il nous a donc été impossible de mettre sur pied une autre manifestation pour ce jeudi 17 mai. Mais nous ferons mieux l'année prochaine. Avec le temps, nous espérons même réussir à faire un gay pride à Alençon...
Propos recueillis par
Julien SOYER.