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Quentin, le militant nationaliste de 23 ans agressé à Lyon, est décédé... |
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Le jeune homme participait à une manifestation organisée par le collectif identitaire Nemesis pour assurer la sécurité des militantes. © HENRIQUE CAMPOS / Hans Lucas via AFP
Plongé dans le coma depuis jeudi soir après avoir été violemment agressé à Lyon, Quentin, un homme de 23 ans, proche du collectif identitaire Nemesis, est décédé ce samedi 14 février, annonce le parquet dans un communiqué.
Un jeune de 23 ans qui se trouvait dans le coma après avoir été violemment agressé à Lyon par des militants d’extrême gauche selon le collectif identitaire Némésis, pour lequel le jeune militant nationaliste assurait la sécurité, est décédé ce samedi 14 février 2026.
La famille de Quentin a appelé « au calme et à la retenue », tout en dénonçant un « crime », a fait savoir leur avocat à l’Agence France-Presse (AFP).
Le chef de l’État Emmanuel Macron a lui aussi appelé « au calme et au respect », dans un post sur X. « Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï », a dénoncé le président de la Réublique.
À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 14, 2026
Il a perdu la vie à 23 ans seulement.
À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation.
En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue.…
L’enquête se poursuit
« La famille de Quentin fait confiance aux enquêteurs et à la justice afin que les responsables de sa mort soient rapidement interpellés et qu’ils aient à en répondre », a ajouté leur avocat.
« L’enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances », a précisé le parquet dans un communiqué cité par l’AFP.
Quentin se trouvait dans un « état désespéré », avait déclaré vendredi l’avocat du jeune homme et de sa famille, Me Fabien Rajon. Selon le collectif d’extrême droite Nemesis, il souffrait de « lésions cérébrales » et avait été placé « dans le coma, en état de mort cérébrale ».
Un lynchage gratuit
Selon le collectif Némésis, Quentin faisait partie du service d’ordre chargé d’assurer la sécurité de ses militantes qui manifestaient près de l’Institut d’études politiques (IEP) de Lyon contre une conférence de Rima Hassan, jeudi de 18 h à 20 h.
Alors que des militantes de Némésis ont été « agressées », selon le collectif, les hommes chargés de la protection des militantes, dont Quentin, « ont été poursuivis par un groupe d’une trentaine d’antifas », affirme Nemesis. C’est à ce moment-là , que le jeune de 23 ans « a été attaqué avec une extrême violence », il a été « balayé au sol, son crâne a tapé, puis il a été lynché à coups de pied », rapporte le collectif dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.
« Très grièvement blessé », Quentin avait été transporté dans un hôpital de Lyon. Me Fabien Rajon a dénoncé « un lynchage gratuit de la part de plusieurs individus, en surnombre et armés, qui se seraient acharnés sur la victime isolée ».
Un étudiant en mathématiques
« Le jeune Quentin n’était ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre », il n’avait « aucun antécédent judiciaire » et il « a toujours défendu ses convictions de manière non-violente », a indiqué son avocat Me Rajon.
« Étudiant en mathématiques, pratiquant le tennis et la philosophie », il était « investi dans la vie pastorale, en particulier au sein de la chorale de sa paroisse », selon lui.
Selon Alice Cordier, présidente du collectif Nemesis, Quentin est venu à l’action des membres de Némésis « pour assurer notre sécurité bénévolement ». « On a parfois des jeunes hommes qui nous proposent de venir simplement nous filer un petit coup de main si jamais ça devient physiquement trop compliqué pour nous », a-t-elle expliqué à l’AFP.
Une enquête ouverte
Le parquet de Lyon avait dans un premier ouvert une enquête pour « violences aggravées », confiée à la Direction interrégionale de la police.
Némésis affirme avoir reconnu parmi les agresseurs de Quentin un collaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, qui serait un « membre actif de la Jeune Garde ».
La Jeune Garde, groupe antifasciste dont Raphaël Arnault est l’un des fondateurs, a été dissoute en 2025 par le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui lui reprochait « des agissements violents ».
Rima Hassan a déclaré de son côté ne collaborer qu’avec le service d’ordre de La France insoumise « qui n’a jamais recours à la violence et qui n’est en aucun cas impliqué dans ces affrontements ».