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Rebirth Store ferme à Alençon et veut se développer ailleurs, à cause notamment de « l’insécurité »... |
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Le magasin fermera ses portes le 26 janvier 2025. © Ouest-France
Le magasin Rebirth Store, installé à Alençon depuis trois ans, ferme ses portes samedi 25 janvier 2025. Le patron explique les raisons.
Le Rebirth Store d’Alençon, situé rue au Sieurs, fermera ses portes définitivement samedi 25 janvier 2025. À sa tête, Vincent Maudet, qui gère depuis six ans un autre magasin de la même enseigne à Mamers. « Né il y a six ans, le concept plaisait beaucoup à mes clientes. On propose du prêt-à-porter féminin avec des collections renouvelées tous les quinze jours. »
Le commerçant a constaté à l’époque qu’une partie de sa clientèle venait d’Alençon. C’est alors tout naturellement qu’il a décidé d’en ouvrir un dans la ville. Au début, c’est parti sur les chapeaux de roues. « On a fait deux super années ! Le concept a pris tout de suite. » Mais il constate plus récemment « un déclin des commerces en centre-ville, avec des fermetures de boutiques rue aux Sieurs. »
« Le magasin est mal situé »
Et puis, il souligne aussi « l’insécurité. J’ai eu trois salariés. L’une est restée deux ans. Dès qu’elle sortait, elle était insultée. Le magasin est mal situé. On a des marginaux qui boivent, se battent parfois. J’ai dû prendre une société de nettoyage pour nettoyer l’urine sur la vitre. Pas plus tard que la semaine dernière, j’en ai sorti un de la boutique qui avait une cigarette allumée et une bière à la main. » Il assure aussi que certaines de ses clientes « ne veulent plus se rendre au centre-ville d’Alençon et préfèrent aller au magasin de Mamers. » Quitte à rouler. « Les médiateurs de centre-ville ont fait une légère différence », mais ils ne peuvent pas être partout.
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En outre, Vincent Maudet explique : « Le loyer est très cher. Pendant deux ans, on pouvait se le permettre. Mais maintenant, ça ne se justifie plus. On était en fin de bail. » Il a donc pris la décision de ne pas le renouveler. La salariée actuellement employée « va être, hélas, à la recherche d’un emploi. »
D’un autre côté, sa boutique de Mamers va se développer : « Ça se passe très bien. On a agrandi. On propose un espace grande taille très demandé. » Il a pour projet d’ouvrir dans une autre commune de l’Orne et « enchaîne les visites. »