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Réveillon. Un festival de danse dédié à Masaki Iwana... |
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Moeno Wakamatsu souhaite rendre hommage à son mari Masaki Iwana, ici près de photos du danseur de butô et d’affiches de ses films. © Ouest-France
Le grand danseur butô, Masaki Iwana, avait créé la Maison du butô blanc, à Réveillon (Orne), en 1997. Sa veuve, Moeno Wakamatsu lui rend un premier hommage les samedi 7 et dimanche 8 août 2021.
Moeno Wakamatsu, la veuve de Masaki Iwana, danseur de butô, décédé en novembre 2020 des suites d’une longue maladie, souhaite poursuivre l’œuvre de son mari. Elle organise cet été à Réveillon (Orne) un stage de danse contemporaine japonaise et souhaite ainsi lui rendre hommage par une performance prévue les samedi 7 et dimanche 8 août 2021, au studio de la Maison du butô blanc. Danse contemporaine, danse Butô, danse et sons improvisés, avec le percussionniste Lê Quan Ninh.
Masaki Iwana, né en 1945 à Tokyo, danseur, chorégraphe, professeur et réalisateur de films, était un des danseurs butô les plus prisés au Japon, un des rares à conserver l’esprit originel du butô.
Masaki Iwana a commencé sa carrière en 1975 et a donné 150 représentations expérimentales. Repéré au Festival d’Avignon en 1983, depuis, tant en Europe qu’au Japon, le danseur a travaillé à promouvoir son style de représentation et a créé son atelier à Réveillon en 1997, où chaque été il recevait des stagiaires du monde entier.
Une préservation éternelle
Masaki Iwana était le représentant de l’Institut pour la recherche du butô, la Maison du butô blanc. Également réalisateur de quatre longs-métrages dramatiques ou oniriques, les Archives nationales du film au Japon ont demandé la préservation éternelle de ses films. Auteur de plusieurs ouvrages sur la danse, publiés au Japon (éditions M.D-Link), dont Intensity of Nothingness, il termine son œuvre quelque temps avant sa disparition. « Il a vécu avec grande force et détermination jusqu’à la fin de sa vie, terminant, au cours des dernières semaines, le montage de deux moyens-métrages ainsi que son dernier livre. Il n’a pas eu le temps d’achever son 5e long-métrage », raconte Moeno Wakamatsu.
« Un festival officiel en mémoire de Masaki sera programmé dans le futur, en 2022 ou 2023, lorsque la situation sanitaire sera plus claire et que les artistes et amis résidant à l’étranger seront prêts à venir en Normandie. Un événement hommage sera également organisé à l’association culturelle franco japonaise Tenri, à Paris, début novembre 2021. »
Une maison à la mémoire de Masaki Iwana
Moeno Wakamatsu a, pous sa part, vécu à New York. Après des études d’architecture, elle s’est dirigée, à 25 ans, vers les arts de la scène, et a étudié la danse moderne avec Merce Cunningham. Venue en Europe pour plusieurs performances, elle a rencontré Masaki Iwana au cours d’un festival de danse Butô. Elle arrive dans le Perche en 2008, pour le tournage d’un des films de M. Iwana et y reviendra pour se marier en 2010. Désormais, elle continue les stages de danse contemporaine. « Je souhaite aussi pouvoir exécuter le dernier souhait de mon époux, et créer une maison à sa mémoire, avec des expositions d’archives sonores, de documents, de costumes aussi. »
Samedi 7 août, de 15 h et 19 h et dimanche 8 août 2021, à 15 h, au studio de la Maison du butô blanc. Réservation conseillée, places limitées, participation 10 €, deux spectacles, 15 €. La Perrotière. www.moeno.com/Reveillon.html, ou info@moeno.com