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Sainte-Colombe... |
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La maison des pigeons a pris place dans le parc communal du centre bourg. © Ouest-France
Une maison des pigeons vient d’être installée en centre-bourg. Ce pigeonnier contraceptif doit permettre de réguler la présence des volatiles afin de réduire leurs multiples nuisances.
Face à la prolifération des pigeons en centre bourg, la municipalité de Sainte-Gauburge-Sainte-Colombe a étudié bien des solutions pour tenter d’endiguer le phénomène. « Sans succès ! », regrette le maire, Philippe Bigot, énumérant « des procédés tous présentés comme « miraculeux » mais qui, ici et là , se sont vite révélés complètement inefficaces dans la durée ».
Préservation du patrimoine et sécurité sanitaire
La dernière des offres, fin 2019, a finalement séduit les élus : un pigeonnier contraceptif. « Le principe, tout à fait naturel, a fait ses preuves tant en ville qu’en campagne. Renseignements pris, le plus proche, implanté à Verneuil-sur-Avre voilà quelques années, y rend d’éminents services » , explique Philippe Bigot. D’où la convention signée avec la société Sogepi-Servibois, de Bérus (Sarthe), qui assure la complète gestion du dispositif du pigeonnier, sous contrôle vétérinaire.
Mi-février, la maison des pigeons a été implantée sur le parc communal du centre bourg, entre la rue de l’ancienne église et la vallée du ruisseau Le Vauferment. Sogepi-Servibois y a installé une dizaine de couples, qui n’ont pu s’envoler que cinq semaines plus tard. Le gîte et le couvert étant assurés, les volatiles n’ont alors qu’une seule envie : y revenir, en attirant avec eux d’autres pigeons. Au lieu de squatter les toits du bourg, l’objectif est qu’ils prennent toutes leurs habitudes dans cette « nouvelle maison ».
Qu’ils y fassent leurs besoins, évitant ainsi que les fientes endommagent le patrimoine bâti de la commune. Qu’ils y fassent leurs nids, permettant à la société Sogepi-Servibois de gérer les œufs, afin de réguler les naissances de manière drastique.
« L’efficacité d’un tel dispositif sera sans doute perceptible dès la première saison, mais elle ne s’affirmera que sur trois ou quatre ans », tempère le maire, quelques chiffres à l’appui : « Sur une année, on estime que l’éclosion de quelques centaines d’œufs peut être évitée. Et la montée en puissance pourrait permettre d’atteindre, globalement, un millier de pigeons en moins par an ! »
« La préservation du patrimoine bâti passe par la mise en œuvre d’opérations de ce genre », insiste Philippe Bigot. Et de rappeler que « les déjections des pigeons peuvent aussi engendrer des problèmes d’hygiène majeurs. La question de la sécurité sanitaire a également guidé notre choix. »