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Sur le marché d’Argentan, ils vendent de la fripe et des lunettes... |
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Depuis le printemps 2024, Cathy Surais et Daniel Bec ont un étal sur le marché d’Argentan. © Ouest-France
Depuis le printemps 2024, Cathy Surais et Daniel Bec viennent deux fois par semaine sur le marché d’Argentan (Orne).
S’il dénote un peu dans la verte Normandie, l’agréable petit accent ensoleillé de Daniel Bec trahit les origines sudistes de ce nouveau pensionnaire du marché d’Argentan (Orne). Originaire de Palavas-les-Flots, où l’ancien forain gérait des manèges, le quinquagénaire a en effet quitté son Hérault natal pour suivre son héroïne aux racines ornaises.
Le commerçant de 52 ans regarde son épouse Cathy, esquisse un sourire, mi-amoureux, mi-fataliste : « La région lui manquait, alors… ». Alors on la comprend ! Ainsi, il y a quelques mois, le couple a mis cap au nord, traversé la Loire et s’est installé à Alençon.
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Dans une autre vie, Cathy Surais, 50 ans, avait déjà travaillé sur les marchés. Dans le Sud, elle avait également été employée dans des magasins de vêtements. Alors ils ont mixé les deux activités pour trouver une reconversion commune : depuis le printemps, ils disposent ainsi leur étal sur plusieurs marchés de la région.
Le mardi et le vendredi à Argentan, ils s’installent ainsi aux abords de l’enseigne de La Mie-Câline. Ainsi qu’à Falaise le samedi matin et à Alençon, sur le marché de Courteille le dimanche. « Et peut-être aussi sur la côte, à Jullouville, pendant l’été », espère Cathy.
De la fripe à pas cher
Cathy propose un rayon de vêtements féminin de 2e main, friperie chic et colorée à pas cher, et quelques chaussures et des accessoires. « Elle a déjà ses petites clientes qui reviennent constamment. Ici le marché est convivial », constate Daniel Bec.
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De son côté, lui propose des produits neufs : des sacs, des porte-monnaie, des lunettes, des montres, des chapeaux, tout ce qui sert à la manucure, etc. Un rayon hétéroclite et qui évolue au gré de l’intérêt des clients. « Nous achetons tout ce qui nous intéresse, explique-t-il. Si ça marche, on en vend, et si ça ne marche pas, on brade et on passe à d’autres produits. »