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TÉMOIGNAGE. «Je lui ai hurlé dessus» : une boulangère d’Alençon victime d’une tentative d’extorsion... |
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Magali Reine, boulangère aux Gourmandises de Montsort à Alençon, raconte la tentative d’extorsion qu’elle a subie le 18 mars 2024. © Ouest-France
Magali Reine, boulangère aux Gourmandises de Montsort, à Alençon (Orne), a été victime d’une tentative de vol avec menace par une jeune femme, le 18 mars 2024, qui prétextait dissimuler une arme. Elle témoigne.
Boulangère aux Gourmandises de Montsort, dans le quartier d’Alençon (Orne) du même nom, Magali Reine a subi une tentative d’extorsion de son commerce le lundi 18 mars 2024 : une jeune femme aurait prétexté être armée pour lui réclamer la caisse. Mais la commerçante ne s’est pas laissée démonter et l’a fait fuir. Elle raconte.
« Ce lundi-là, vers 18 h 30, dans le magasin, il y avait un couple que j’ai servi. Une jeune fille, dans la vingtaine je dirais, est rentrée avec un pull replié jusqu’au nez. Mais ça ne m’a pas interpellé car depuis le Covid on voit ça parfois. Quand le couple est parti, elle m’a demandé si j’étais seule. Sur le moment ça ne m’a pas fait tiquer. Mon mari était au fournil.
« Je suis armée ! »
Puis elle s’est approchée de la caisse, les mains dans les poches de son pull et m’a dit : “Je suis armée ! Donnez-moi l’argent de la caisse ! ” J’étais stupéfaite. Quand elle a vu que je ne réagissais pas, elle m’a dit : “Je suis sérieuse ! ”
C’est alors qu’un client est rentré dans la boutique. Je me suis ressaisie et j’ai commencé à hurler sur la jeune femme, qu’elle s’en aille ou j’allais appeler la police. Il y a eu quelques secondes, puis elle s’est enfuie en courant. Une fois qu’elle est partie, il a fallu que la pression redescende…
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« On va installer une caméra »
J’ai une bombe lacrymogène, mais je n’y ai même pas pensé ! Ça se passe tellement vite qu’on n’a pas le temps de réfléchir. J’ai déposé plainte auprès de la police le vendredi suivant.
C’est la première fois que ça m’arrive depuis que je suis à mon compte, soit 1996, et depuis que nous sommes ici à Alençon avec mon mari, dix-sept ans. Et désormais, on va installer une caméra ! »
Contactée, la police d’Alençon indique ne pas avoir procédé à d’interpellation sur cette affaire.