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Tempête Goretti. « Les arbres malades n’ont pas résisté au vent » : ils ont sécurisé des routes et maisons dans l’Orne... |
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Plusieurs arbres sont tombés dans l’Orne lors du passage de la tempête Goretti. © Ouest-France
Ce vendredi 9 janvier 2026, après le passage de la tempête Goretti, plusieurs arbres sont tombés dans l’Orne. Vincent Châtel, agriculteur au Ménil-Gondouin, et Maxime Navarre, élagueur, sont intervenus pour sécuriser des routes et des habitations.
Je me suis levé à 6 h 30. Par la fenêtre, je vois un bus qui fait marche arrière. J’ai tout de suite compris que la route était bloquée.
Vincent Châtel est agriculteur au Ménil-Gondouin, village situé à proximité de Putanges-le-Lac (Orne). Ce vendredi 9 janvier 2026, l’exploitant a une nouvelle fois apporté son aide en déblayant les arbres et branches arrachés par la tempête Goretti. J’étais déjà intervenu il y a deux ans avec la tempête Ciarán. Puis en 2024 avec la tempête Caetano. Je n’attends pas qu’on m’appelle pour intervenir.
« J’ai rendu service »
Au volant de son tracteur, l’agriculteur part faire sa tournée
autour de chez lui. Entre le village de Sainte-Croix-sur-Orne et le lac de Rabodanges, une route était bloquée sur environ 300 m
, poursuit l’exploitant qui a tout déblayé en trente minutes. Cette route est très empruntée. J’ai rendu service et je me suis assuré auprès du maire qu’il n’y avait pas d’autres routes à faire.
Si le vent a beaucoup soufflé dans l’Orne, les dégâts sont moins importants que Caetano, estime Vincent Châtel. Avec la neige, j’avais passé la journée à dégager un tronçon de trois kilomètres.
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Les arbres malades, premières victimes du vent
À Chandai, dans l’est de l’Orne, Maxime Navarre a passé une bonne journée
à débroussailler. Cet élagueur installé à son compte depuis deux ans a réalisé six interventions. Avec mon apprenti, on était prêt à intervenir. Je suis parti 5 h 45 chez une cliente. Une branche d’un chêne s’est brisée en deux au-dessus d’une voiture. On a sécurisé les lieux
, raconte le professionnel.
Lors du passage d’une tempête, ce sont les arbres vulnérables qui sont les premiers à tomber. Les arbres malades n’ont pas résisté au vent. Ils tombent comme des châteaux de cartes. Ils sont rongés par des parasites comme des boules de gui. J’ai encore eu un exemple aujourd’hui avec deux pins dévorés par des chenilles processionnaires.