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Un corps retrouvé dans une forêt de l’Orne, deux mois après la disparition d’une octogénaire... |
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Les recherches effectuées cette semaine en forêt de Gouffern (ici en juillet 2025), ont permis de retrouver les restes d’un corps jeudi en fin d’après-midi. © Archives Ouest-France
Les restes d’un corps ont été retrouvés par les gendarmes, jeudi 25 septembre 2025, à Gouffern-en-Auge (Orne). La macabre découverte a eu lieu à quelques kilomètres du domicile d’une octogénaire qui avait disparu le 14 juillet.
Les chiens spécialistes dans la recherche de restes humains ont été efficaces. Jeudi 25 septembre 2025 à Gouffern-en-Auge (Orne), la brigade du centre cynophile de Gramat (Lot) a retrouvé un corps. Selon toute vraisemblance, il s’agirait de celui de Jacqueline Ramaugé, 83 ans. La découverte a eu lieu en fin d’après-midi, à quelques kilomètres du bourg de Silly-en-Gouffern où la vieille dame habitait. « J’ai été averti par les gendarmes en fin de journée, indique le maire Philippe Toussaint. Les chiens de la brigade cynophile ont retrouvé le corps sur les hauteurs de Sainte-Eugénie (un lieu-dit, NDLR). Son corps pourra ainsi être rendue à sa famille, ainsi se clôt cette triste histoire ».
Disparue depuis le 14 juillet
L’octogénaire n’avait plus donné signe de vie depuis le 14 juillet. Les jours suivant sa disparition, les gendarmes de la compagnie d’Argentan-Alençon avaient « ratissé une centaine d’hectares de forêt », inspectant fossés et trous d’eau dans les sous-bois, et même les abords de l’Ure, la petite rivière en contrebas du bourg de Silly. Hélicoptère, battues avec la population, à pied ou en VTT, utilisation de drone. Sans résultat.
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Les recherches n’ont jamais cessé
Mais l’enquête pour disparition inquiétante ouverte par le parquet d’Argentan n’était pas refermée. Et même si le dispositif s’était progressivement allégé, les gendarmes n’avaient jamais véritablement cessé leurs recherches.
« Là, on va utiliser d’autres moyens », nous avait indiqué un enquêteur en début de semaine. Quatre militaires de la brigade cynophile de Gramat se sont ainsi relayés avec sept chiens pisteurs. Ce sont eux qui ont trouvé le corps. Une autopsie a été requise, « elle permettra d’établir l’identité de la victime et les circonstances du décès. À ce stade, l’intervention d’un tiers n’est pas privilégiée », précise le procureur d’Argentan, Christophe Bogliolo.