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Un étudiant sur deux n’est pas complètement à l’aise avec les outils numériques... |
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Près d’un étudiant sur trois n’a pas les compétences numériques attendues d’un élève de fin de terminale. © Guillaume Saligot / Ouest-France
La « Gen z », cette génération née après l’apparition d’Internet, qui a grandi avec un téléphone portable dans la main, n’est pas si à l’aise que ça avec le numérique. C’est le résultat d’une étude menée auprès d’étudiants de licence. Près d’un sur trois n’a pas le niveau requis de fin de terminale.
Plus d’un étudiant sur deux en troisième année de licence n’a pas les compétences numériques qui seront attendues en fin d’année. 20 % n’ont même pas le niveau requis de fin de terminale, selon une étude de l’observatoire Pix des compétences numériques menée auprès d’étudiants de licence. On pense souvent à tort que les étudiants, nés avec Internet, les ordinateurs et les smartphones, n’ont plus rien à apprendre avec le numérique
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commente Benjamin Marteau, directeur de Pix. Même parmi les plus jeunes générations, le risque de décrochage est réel : le numérique évolue constamment.Â
La certification Pix s’appuie sur seize compétences numériques. Quelque 7 700 étudiants de licence ont passé cette évaluation au cours de l’année universitaire 2024-2025.
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Résultat, 2 % des étudiants sont « novices ». Ils ont une utilisation très basique du numérique, télécharger un document, répondre à un mail, et ont rapidement besoin d’accompagnement pour les autres tâches. 27 % sont à l’aise dans la plupart des situations courantes mais pas toutes.
32 % ne rencontrent pas de difficultés avec les usages classiques mais leur niveau de maîtrise ne leur permet pas encore une intégration satisfaisante dans le monde professionnel. Ils connaissent par exemple peu leurs droits en matière de protection des données.
La méconnaissance du droit d’auteur
Globalement, les auteurs de cette étude notent que les compétences en matière de cybersécurité sont mal acquises. Seulement un étudiant sur deux connaît les bonnes pratiques à adopter en cas d’usurpation d’identité et moins d’un sur dix est capable d’identifier les différentes formes d’attaque par ingénierie sociale, cette pratique qui vise à tromper une personne pour obtenir des informations confidentielles.
Le respect du droit d’auteur est un autre sujet mal maîtrisé. Un étudiant sur trois n’a pas les connaissances nécessaires pour respecter une œuvre en ligne, un sur dix sait identifier la licence associée à la réutilisation d’une image.
Les compétences se développent avec le nombre d’années d’études, constate-t-on dans ce rapport. Grâce à l’expérience des utilisateurs, aux apprentissages suivis pendant leur formation, notent ses auteurs, mais aussi présupposent-ils, en lien avec la sélection des étudiants qui s’opère entre la première et la troisième année de licence.